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Vendredi 23 mai : Festival Mémoires Vivantes an nou 2025 - Guadeloupe

Vendredi 23 mai : Festival Mémoires Vivantes an nou 2025 - Guadeloupe

15:00
Mairie de Petit-Canal

Programme du Festival Mémoires Vivantes an nou 2025 - Sous le patronage de la commission nationale française de l'UNESCO 

Vendredi 23 mai 2025 : 

15h00 : Exposition "#C'ESTNOTREHISTOIRE"

19h00 : Projection du documentaire Republi-Nial au Cinéstar aux Abymes - Guest star : réalisateur Harry Roselmack et son équipe. 

21 mai au 3 juin 2025 : Exposition documentaire "Du cacao au chocolat- De l'histoire à la mémoire" - Mérignac

21 mai au 3 juin 2025 : Exposition documentaire "Du cacao au chocolat- De l'histoire à la mémoire" - Mérignac

Réseaux mémoires et partages

Du 21 mai au 3 juin 2025, Mémoires & Partages anime les activités commémoratives de l’esclavage de la Ville de Mérignac autour de l’histoire du chocolat.

Le chocolat, symbole de douceur et de plaisir, cache une histoire bien plus amère. Derrière chaque carré fondant se dessine une réalité sombre, celle d’un commerce marqué par la colonisation, l’exploitation, le désastre écologique et l’injustice sociale. Depuis l’époque coloniale, le cacao est resté un produit synonyme de domination et d’inégalités, dont les effets perdurent encore aujourd’hui.

Le cacao s’introduit en Europe dès les premières expéditions coloniales du 15ème siècle, puis il s’identifie comme un des produits de la plantation esclavagiste aux Antilles et en Amérique du Sud. Les abolitions de l’esclavage verront alors l’importation et la culture du cacao en Afrique puis son exploitation industrielle.

Si la colonisation a laissé un héritage douloureux, il n’est néanmoins pas trop tard pour corriger ses injustices. Le chocolat ne doit plus être un plaisir coupable, mais le symbole d’un commerce enfin juste et respectueux des droits humains. Face à ces enjeux, il est urgent de repenser l’histoire du cacao, de sa production et de sa consommation pour la rendre plus équitable. Cela passe par une meilleure rémunération des producteurs, une transparence accrue des entreprises chocolatières et un engagement réel des consommateurs en faveur de produits issus d’un commerce équitable et respectueux.

La région Nouvelle Aquitaine, historiquement liée à ces produits, continue d’en produire pour nos palais : de façon industrielle et artisanale grâce à plus de 400 chocolatiers avec une densité spécifique en Pyrénées Atlantiques.

Depuis 2018, la Ville de Mérignac développe un axe d’activités relatives au devoir de mémoire sur la traite et l’esclavage des noirs. Le Parc Victor Schoelcher, du nom du député qui  a porté le décret d’abolition de 1848, la médiathèque et différentes structures locales participent à ce travail de mémoire.

Missionnée par la Ville de Mérignac, l’association Mémoires et Partages, fidèle à sa vocation d’éducation populaire, propose une série d’initiatives. Du grand public aux enfants, les animations proposées permettront à chacun de connaître l’autre histoire du cacao et du chocolat, pour cultiver une consommation équitable et consciente.

Dans le cadre du 177e anniversaire de l’abolition de l’esclavage en France et de la quinzaine Mémoire et Citoyenneté de la ville de Mérignac, Mémoires & Partages propose :

  • 21 MAI AU MARDI 3 JUIN 2025 : EXPOSITION DOCUMENTAIRE « DU CACAO AU CHOCOLAT – DE L’HISTOIRE A LA MÉMOIRE » – Médiathèque de Mérignac (Inauguration Mercredi 21 mai 2025 à 17h30)

44.8423665, -0.6481942

Exposition "Nego Fugido, mémoires quilombolas" de Nicolas Lo Calzo

Exposition "Nego Fugido, mémoires quilombolas" de Nicolas Lo Calzo

17:00
-
19:00
Mairie d'Aubervilliers

Nego Fugido, mémoires quilombolas
Exposition de Nicola Lo Calzo au Centre d'art Ygrec - ENSAPC
Vernissage le 24 mai de 17h à 21h

 

« Nego Fugido : Mémoires quilombolas » de Nicola Lo Calzo 

L’exposition mémoires quilombolas invite à une immersion sur la réaffirmation de la liberté. Le Nego Fugido est une pratique performative qui a lieu au sein de la communauté quilombola d’Acupe, au Brésil. Elle remet en scène la déshumanisation de l’esclavage et la lutte des esclavise.és pour leur émancipation. La performance cherche à produire un récit souverain et à offrir un autre regard sur le passé colonial qui réverbère encore aujourd’hui. De plus, elle met en avant une réflexion collective faite par la communauté, en harmonie avec son environnement et son esprit, sur la préservation et la transmission de l’identité et de la mémoire des afrodescendants.

Direction artistique : Guillaume Breton

Commissariat d’exposition : Ioana Mello

Cette exposition fait partie de la Saison France Brésil 2025.

 

Centre d'art Ygrec-ENSAPC

Ouvert du mercredi au samedi de 14.00 à 19.00

48.9095507, 2.3908301

25 mai au 27 mai 2025 : Exposition "L'Histoire singulière de l'association des Antillais et Guyanais de Loire-Atlantique : 1946-2025" - Nantes

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Archive de l'association
©© Association des Antillais et Guyanais de Loire-Atlantique

25 mai au 27 mai 2025 : Exposition "L'Histoire singulière de l'association des Antillais et Guyanais de Loire-Atlantique : 1946-2025" - Nantes

Association des Antillais et Guyanais de Loire-Atlantique

DU DIMANCHE 25 MAI AU MARDI 27 MAI « L’HISTOIRE SINGULIÈRE DE L’ASSOCIATION DES ANTILLAIS ET GUYANAIS DE LOIRE-ATLANTIQUE :1946 -2025 » Par l’Association des Antillais et Guyanais de Loire-Atlantique À la Maison des Haubans, Maison de quartier de Malakoff - 1 bis Boulevard de Berlin

Cette exposition retrace l’histoire de l’association des Antillais et Guyanais de Loire-Atlantique et aborde l’histoire méconnue des dissidents, ces Antillais qui se sont engagés pour la libération de la France pendant la Seconde Guerre mondiale et dont certains sont basés à la fin de la guerre, à la caserne Mellinet de Nantes. Ce sont eux qui ont créé la première amicale antillaise de France en 1946, officialisée en 1950 sous le titre de «  Association des Antillais de Loire-Atlantique  ». Cette histoire interroge la construction du récit national et la place des Antillais dans celui-ci. Une invisibilisation qui croise les enjeux de reconnaissance et du travail mémoriel lié aux héritages de la période de la traite, de l’esclavage et de la colonisation.

> Horaires : du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30

> Gratuit 

47.2143091, -1.5303838

Lundi 26 mai 2025 : Programme du Festival Mémoires Vivantes an nou 2025 - Petit-Canal, Guadeloupe

Action labellisée par la fondation
Public invité
Accès libre
Ouverture tout public

Lundi 26 mai 2025 : Programme du Festival Mémoires Vivantes an nou 2025 - Petit-Canal, Guadeloupe

16:00
Mairie de Petit-Canal

Programme du Festival Mémoires Vivantes an nou 2025 - sous le patronage de la commission nationale française de l'UNESCO 

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Programme du 26 mai 2025 : 

16h00 : Cérémonie d'ouverture du village mémoriel 

16H30 : Kont Pou Timoun avec KONTAKAZ 

18h00 : Galerie de portrait "Les Grands Marrons de la Caraïbe"

19h00 : Prestations musicales avec GRENN KA et LEKIRI TENG TENG 

21h00 : Neg Mawon par SA KI TAW 

22h00 : Prestation musicale des DONZ'EL "Fanm a Ganm" 

22h45 : Concert scénographié de NUKILA " Yo Té Pu Nu Sé" 

5 juin au 12 juillet 2025 : Exposition "Nego Fugido, mémoires quilombas" - Centre d'art d'Ygrec-ENSAPC.

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Zoio, membre du Nego Fugido. Nicola Lo Calzo, Ville d'Acupe, Bahia, 2022. Série Nego Fugido.
©Nicola Lo Calzo, Ville d'Acupe, Bahia, 2022. Série Nego Fugido.

5 juin au 12 juillet 2025 : Exposition "Nego Fugido, mémoires quilombas" - Centre d'art d'Ygrec-ENSAPC.

Centre d'art d'Ygrec - ENSAPC

EXPOSITION
Nego Fugido, mémoires quilombolas

Du 5 juin au 12 juillet 2025 au Centre d'art Ygrec-ENSAPC
Vernissage le 5 juin 2025 de 18h à 21h

Des cendres et du feu
 
L’exposition de Nicola Lo Calzo, Nego Fugido, mémoires quilombolas, propose une immersion sensible et engagée dans un processus de réaffirmation de la liberté.

Chaque année, au sein de la communauté quilombola* d’Acupe, au Brésil, se déroule le Nego Fugido : une performance rituelle qui rejoue la déshumanisation de l’esclavage et la lutte des esclavisé·es pour l’émancipation. À la manière de tableaux vivants, cette mise en scène fait émerger, depuis le point de vue des subjugué·es, une mémoire incarnée de l’oppression et de la résistance.

À rebours des récits dominants, le Nego Fugido construit un contre-récit souverain, porté par celles et ceux dont l’histoire a été longtemps niée ou effacée. Par cette pratique, la communauté se réapproprie son passé, le revisite à l’aune du présent, et propose une lecture plus complexe de l’héritage colonial, toujours vivant au Brésil comme ailleurs. La performance du Nego Fugido agit ainsi comme un acte de médiation mémorielle, au croisement de l’art, de la politique, de la spiritualité et de la transmission. Et nous interpelle collectivement : quelles voix façonnent notre mémoire historique ? Qui décide des récits qui fondent une nation ?

En exposant cette pratique, l’artiste-chercheur Nicola Lo Calzo, révèle un pan souvent tu de l’histoire : une mémoire non figée, qui n'est pas exprimée dans les livres, mais par les corps, les gestes, les chants et les rituels. Cette série fait partie du projet KAM, initié en 2010, qui explore les mémoires atlantiques de l’esclavage et les formes de résistance qui en ont émergé. Lo Calzo adopte toujours une démarche de cocréation attentive, loin de toute posture voyeuriste ou exotisante. Son travail s’inscrit dans une relation d’écoute et de collaboration avec la communauté, visant à créer du commun. 

Dans l’exposition, les strates de mémoire et de spiritualité prennent forme à travers une constellation visuelle : photographies, vidéos, sons, archives et objets symboliques dialoguent pour restituer la profondeur de cette pratique. Le public suit le fil rouge de Exu, figure complexe des cultes afro-brésiliens et conducteur des éléments essentiels de l‘exposition. Exu est associé au Nego Fugido et se présente comme une personnification du défi, ainsi qu'un intermédiaire entre les dieux et les hommes.

Le Nego Fugido est un espace de réinvention du passé, un acte d’autodétermination, face aux discours paternalistes de la prétendue démocratie raciale ou aux représentations stéréotypées véhiculées par un multiculturalisme de façade. Par l’image et l’installation, cette exposition invite à regarder autrement l’histoire de l’esclavage et ses résonances contemporaines. Dans le cadre de la Saison Brésil – France 2025, nous voulons approfondir le dialogue entre les deux cultures et participer à la construction d’une mémoire collective plurielle, vivante, et profondément ancrée dans les réalités des communautés qui la portent.

 

Nicola Lo Calzo est un photographe et enseignant-chercheur résident en France depuis 2006. Il travaille actuellement à Paris où il anime un cours sur les pratiques anticoloniales et queer en photographie auprès de l'École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy et de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye. 

Ses œuvres ont été exposées dans des Musées, des Centres d'Art ou des Festivals, dont le Museé Nivola à Orani (Brigantinas, 2024), le Festival Fotografia Europea à Reggio Emilia et le Centro Italiano di Fotografia à Turin (Binidittu, 2021), l'Institut des Cultures Islam à Paris (Tchamba, 2020), le Centro de la Imagen à Mexico (Obia, 2018), l'Hospice Comtesse de Lille (Regla, 2018), le Musée d'Art Contemporain Africain Al Maaden à Marrakech (Agouda, 2017). En 2017, son travail a été exposé dans le cadre de l'exposition Afriques Capitales organisée par Simon Njami entre Paris et Lille. Les œuvres de Lo Calzo sont présentes dans plusieurs collections privées et publiques, dont les collections nationales du CNAP, de la BNF, la collection Lightwork à Syracuse - New York, les Archives Alinari à Florence, la Pinacoteca Civica à Monza et le Tropenmuseum à Amsterdam. Lo Calzo est lauréat du Cnap en 2018, nominé pour le Prix Elysée en 2019 et finaliste du prix Nièpce en 2020. En 2022, il est lauréat de la Grande Commande Photographique de la BNF. Son travail a été publié par les Editions Kehrer (Regla en 2017, Obia en 2015 et Inside Niger en 2012 et L’Artiere (Binidittu en 2020). Il est également un collaborateur régulier de la presse internationale, dont Le Monde (quotidien et magazine), The Guardian, Internazionale. Son travail est représenté par la galerie Dominique Fiat (France) et la galerie Podbielski Contemporary (Italie).

Cette exposition itinérante est organisée dans le cadre de la Saison Brésil - France 2025. Elle sera présentée dans trois institutions au Brésil : à l’Alliance Française de Brasília, au festival FotoRio, et au Musée Afro-Brésilien (MAFRO) à Bahia. Elle bénéficie également du soutien de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage et de l'AFD, et de la Ville d'Aubervilliers. 

* un quilombo désigne une communauté formée par des esclavisé·es en fuite dans des régions reculées, la forêt amazonienne ou le sertão

48.903728, 2.388894

Spectacle immersif et exposition "De Ouidah à Saint Domingue : en mémoire aux opposants, aux résistants et aux survivants"

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Affiche de l'exposition
©AfricAgorA
Information organisateur
Mairie de Noisy-le-Grand

Spectacle immersif et exposition "De Ouidah à Saint Domingue : en mémoire aux opposants, aux résistants et aux survivants"

10:00
-
18:00
Mairie de Noisy-le-Grand

Les 6 et 7 juin 2025 : Première célébration du Temps des Mémoires à la Maison des Associations de Noisy-le-Grand !

La mémoire de l’esclavage représente pour les Noiséens un enjeu citoyen fort et essentiel au maintien du vivre-ensemble républicain, valeur centrale pour notre commune.

En partenariat entre la Maison des Associations et l'association culturelle scolaire AfricAgorA rattachée à la section professionnelle du lycée Évariste Galois, cette exposition rend hommage aux populations marquées par l’esclavage. Elle propose une plongée à travers documents historiques et représentation artistique pour mieux comprendre cette partie importante de l’histoire coloniale.

Réalisée par les élèves, l’exposition sera introduite par une représentation immersive, accompagnant les pas des captifs esclavisés depuis leur départ à Ouidah jusqu’à la proclamation de l’indépendance de Saint-Domingue. À travers personnages, lieux et objets symboliques, elle aborde l’organisation de la société esclavagiste française du 17ᵉ au 19ᵉ siècle, en mettant en lumière les diverses formes d’oppositions et résistances.

Ouvert à tous, ce moment de partage citoyen et intergénérationnel s’inscrit dans la dynamique d’excellence de la ville et des professeures, porteuses du projet, au service de la jeunesse noiséenne. Il valorise la mémoire de l'esclavage, la lutte contre les discriminations, ainsi que l’éducation à la citoyenneté face à ce crime contre l’humanité.

48.8392929, 2.5488248

09 juin au 30 juin 2025 : Exposition "Montraj panga ! Pa bliyé" - Musée Alexandre Franconie, Cayenne

09 juin au 30 juin 2025 : Exposition "Montraj panga ! Pa bliyé" - Musée Alexandre Franconie, Cayenne

Collectivité territoriale de Guyane

Montraj panga ! Pa bliyé. 

Présentation d'oeuvres plastiques des élèves des classes bilingues créole-français autour de mots de la langue créole. 

4.9396677, -52.3281889

Journée Histoire et Culture franco-haïtienne

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Journée culture et Histoire franco-haïtienne
© Bamboch Lakay, CORECOHF
Action labellisée par la fondation
Public invité
Accès libre
Ouverture tout public

Journée Histoire et Culture franco-haïtienne

17:00
-
18:00
Bamboch Lakay en Partenariat CORECOHF

Partenaires de l'association CORECOHF, qui organise une journée sur la Communauté franco-haïtienne , retrouvez ce samedi 28 juin 2025 à 17h, les comédiens, musiciens, chanteurs, danseurs de la Compagnie Bamboch Lakay .

Au programme de nombreux échanges, autour de jeunes, invités par la Compagnie, dans le cadre de l'événement "Temps des Mémoires", soutenu par la Fondation pour la mémoire de l'Esclavage (FME).

Qu'ils soient  stagiaires de classes de Seconde, ou étudiants de Saint Denis, vous pourrez échanger, sur la thématique des discriminations, assister à un extrait de pièce de théâtre sur Haïti et l'Histoire de l'esclavage,suivi d'un bord de scène avec les comédiens en costume.

Nous vous espérons nombreux ,dans la fameuse salle de spectacle de la Bourse du travail , située 9-11 rue Genin, Saint Denis, Métro ligne 13,Porte de Paris.

48.9292971, 2.3540333

ARTISTES ALCHIMISTES — Ce que recouvre l'or

ARTISTES ALCHIMISTES — Ce que recouvre l'or

12:00
-
20:00
La Maison Gaston

Alchimie : processus de transformation physique du plomb en or. Au Moyen-âge, on considérait l’alchimie comme un croisement, une rencontre, une hybridation entre la science et la magie. La science affaire d’hommes, la magie affaire de femmes, de sorcières.

Pourquoi cette quête a-t-elle fait couler autant d’encre ? En fonction des civilisations et au fil des siècles, l’or, c’est de la lumière à l’état pur, la chair des Dieux, un éclat de soleil… Il est devenu le symbole de ce qui est désirable. Pourtant, la transmutation du plomb en or n’est pas vraiment une quête matérielle. Le protagoniste de L’Alchimiste de Paulo Coelho découvre que la véritable quête alchimique est intérieure.

Dans Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, Maya Angelou explore comment transformer les blessures personnelles et historiques en puissance créative : « Tu ne peux pas contrôler tous les événements qui t’arrivent, mais tu peux refuser d’être réduit par eux. » Les artistes présentées dans cette exposition sont des alchimistes des temps modernes, des magiciennes qui utilisent la matière de leurs vécus — souffrance, deuil, mémoire, pour créer sans relâche. 

Ce sont les épreuves traversées pendant l’enfance qui nourrissent la création de Florence Gossec, consciente d’être issue de la seule famille noire de sa campagne orléanaise, et des sœurs Bonnet, aux prises avec les secrets de leur famille. En revanche, c’est l’histoire qui alimente la démarche artistique de Karib, Mélissa Ruster et Adeline Chapin. L’histoire de leurs ancêtres, Kalinagos pour Karib, inconnus et rêvés pour Mélissa, bijoutiers pour Adeline Chapin. Leurs travaux comportent tous une part de rêverie, de suppositions, de transcendance. 

Ces artistes utilisent leur pratique pour se reconnecter à des histoires multiples, pour mieux les appréhender et continuer à les faire vivre. Les sœurs Bonnet, Karib et Adeline Chapin en font un travail quasi documentaire, s’appuyant sur des archives familiales ou historiques, tandis que Florence Gossec et Mélissa Ruster transfigurent leur vécu à travers une approche contemplative, où la répétition des gestes leur permet de s’oublier dans l’acte de création.

Dans toutes leurs démarches, l’éclat de l’or n’est pas synonyme de richesse ou de réussite, il est la preuve des douleurs traversées, le symbole éclatant de la transformation, de la transmutation des peines en croissance.

 

Un livre m’a accompagnée pendant la conception de cette exposition, et sa lecture a donné une nouvelle résonance à mes idées. C’est La résistance des bijoux. Contre les géographies coloniales d’Ariella Aïsha Azoulay. Théoricienne de la photographie, essayiste et cinéaste, l’autrice nous raconte son parcours pour se réapproprier son héritage.

 

Elle m’a permis de réaliser qu’au-delà de leurs démarches individuelles, ces six artistes nous poussent à réfléchir à notre façon de gérer la douleur et la peine. Pour Gaston Bachelard dans La poétique de la rêverie : « L’imagination transforme la douleur en beauté, elle fait de chaque blessure un éclat lumineux. » Elles ont choisi l’art pour le faire, mais nous avons notre propre parcours à créer. Par quelles voies allons-nous transmuter nos vies ?

 

48.9026301, 2.3970653