France Médias Monde et la FME signent un partenariat

France Médias Monde et la FME signent un partenariat

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signature de convention FMM
©(c)RFI/A. Ravera

Marie-Christine Saragosse, Présidente-directrice générale de France Médias Monde, et Jean-Marc Ayrault, Président de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage, ont signé le vendredi 7 mai un accord-cadre de partenariat visant à développer des projets de coopération afin de contribuer au développement de la connaissance et de la transmission de l’histoire de l’esclavage, des traites, de leurs abolitions et de leurs héritages.

Cet accord formalise une coopération renforcée entre les équipes de la Fondation et celles des trois médias internationaux de service public, RFI, France 24 et MCD, autour des événements et temps forts liés à ce travail de mémoire, et prévoit la mise à disposition de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage de contenus des chaînes de France Médias Monde, notamment issus de la plateforme RFI Savoirs, en vue de soutenir et aider des actions à visée éducative et culturelle, ainsi que l’organisation d’événements communs.
La signature de cet accord s’inscrit pleinement dans l’engagement de RFI, France 24 et MCD, très investies autour de la transmission des savoirs sur l’histoire de l’esclavage, des traites, de leurs abolitions et de leurs héritages.

Elle intervient alors que s’ouvrent le Mois des Mémoires et les célébrations autour des 20 ans de la loi Taubira, organisés par la Fondation, à l’occasion desquels tous les médias du groupe France Médias Monde consacrent de nombreux programmes


voir la programmation spéciale FMM.

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partenariat FMM et FME
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A l'occasion du Mois des mémoires et de la Journée nationale des mémoires de la traite et de l'esclavage et de leurs abolitions, France Médias Monde, dirigé par Marie-Christine Saragosse et la Fondation pour la mémoire de l’esclavage (FME), présidée par Jean-Marc Ayrault, signent une convention de partenariat. 

Hors série de l'Obs : L'esclavage, une histoire française

Hors série de l'Obs : L'esclavage, une histoire française

À l'occasion de la sortie du Hors série "Esclavage, une histoire française", l'Obs, en partenariat avec la FME, propose une soirée de lancement en ligne, et gratuite, mercredi 5 mai à 19h. 

Cette soirée marque un partenariat entre la FME et le journal L'Obs à l'occasion du Mois des Mémoires.

La rencontre sera animée par Eric Aeschimann et Doan Bui, corédacteurs en chef de l'hors-série, ainsi que Nathalie Funès, journaliste à l'Obs. Pour cette rencontre en ligne, les invités sont : 

  • Myriam Cottias, directrice du Centre international de Recherches sur les Esclavages et Post-esclavage
  • Emmanuel Gordien, président de l'association CM 98
  • Aurélia Michel, historienne
  • Pap Ndiaye, historien et directeur du Musée de l'Histoire de l'Immigration

pour s'inscrire au lancement

Nous vous y attendons nombreux ! 

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Affiche Nouvel Obs Hors série "L'esclavage, une histoire française"
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Pour marquer la sortie du Hors-série Esclavage, une histoire française de l'Obs, la rédation du journal et la FME organisent une soirée de lancement le mercredi 5 mai, à 19h. 

Le CNCDH et la FME signent un partenariat

Le CNCDH et la FME
signent un partenariat

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Partenariat CNDCDH FME
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« Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite sont interdits sous toutes leurs formes », article 4 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’esclavage des enfants, célébrée chaque année le 16 avril, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) présidée par Jean-Marie Burguburu et la Fondation pour la mémoire de l’esclavage (FME), présidée par Jean-Marc Ayrault, signent une convention de partenariat pour une durée de trois ans.

Une ambition :  sensibiliser au respect des droits humains

À travers ce partenariat, la CNCDH et la FME s’engagent à contribuer à une meilleure compréhension des droits humains et à mutualiser leurs moyens et leurs compétences en ce sens. Afin de renforcer la prévention et la lutte contre l’esclavage moderne, de lutter contre les idées reçues et les préjugés qui sous-tendent les actes à caractère raciste, et de montrer comment le combat pour l’abolition de l’esclavage dans les colonies française a nourri et renforcé les valeurs de la République de liberté, d’égalité et de fraternité, la CNCDH et la FME s'engagent à mener conjointement des actions d’éducation et de sensibilisation, de formation, ainsi que de conseils auprès des pouvoirs publics.

Une première réalisation commune :
une vidéo à destination des plus jeunes sur l’esclavage moderne des enfants.

Cette date anniversaire a été l’occasion pour la CNCDH et la FME de produire en coopération avec les éditions Bayard une vidéo « 1jour1question » intitulée « L’esclavage moderne des enfants, c’est quoi ? ». Destinée à un public âgé de 8 à 12 ans, cette vidéo explique le phénomène en représentant différentes formes d’esclavage, à travers les histoires d’Iqbal, de Dimitri, de Rafi et de Fatou, parmi les milliers d’enfants victimes de traite, et met en exergue la nécessité de prendre conscience d’une réalité qui perdure, même en France.

Le 16 avril 1995, près de cinquante ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme, par laquelle les États membres des Nations Unies ont consacré l’interdiction de l’esclavage comme un droit humain indérogeable, le jeune Pakistanais Iqbal Masih était assassiné à l’âge de 12 ans pour avoir dénoncé l’esclavage qu’avec d’autres enfants qu'il subissait.
 Chaque année, le 16 avril, la journée mondiale contre l’esclavage des enfants lui rend hommage, tout en venant rappeler une triste et terrible réalité : l’esclavage existe toujours et des millions d’enfants en sont victimes partout dans le monde.

Voir la vidéo

À propos de la CNCDH

Créée en 1947 sous l’impulsion de René Cassin, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) est l’Institution nationale de promotion et de protection des droits de l’Homme française, accréditée de statut A par les Nations Unies. Elle a pour mission de conseiller les pouvoirs publics en matière de droits de l’Homme et de droit international humanitaire, de contrôler le respect de la France de ses engagements desdits droits, mais également d’éduquer et de sensibiliser aux droits humains. La CNCDH s’est vue en outre confiée par le Parlement et le Gouvernement des mandats de « Rapporteur national indépendant », dont le premier sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie en 1990 et sur la lutte contre la traite et l’exploitation des êtres humains en 2014.

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Une convention entre le CNCDH et la FME

Rencontre avec Pierre Sainte-Luce : portrait d'un homme du Tout-Monde

Rencontre avec Pierre Sainte-Luce : portrait d'un homme du Tout-Monde

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Portrait de Pierre Sainte-Luce, président du conseil des mécènes

Pierre Sainte-Luce : portrait d’un homme du Tout-Monde
par Célia Sadaï, journaliste.


A la fois médecin, chef d’entreprise du Groupe Manioukani, docteur en sociologie, homme de culture et écrivain, le guadeloupéen Pierre Sainte-Luce préside le Comité des mécènes de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage. Rencontre avec un homme du Tout-Monde.


C’est l’histoire d’un homme issu de Guadeloupe au parcours remarquable, qui doit son esprit combatif à ses parents, Théo et Alberte Sainte-Luce : “ des personnes venues de la pauvreté et qui m’ont donné une éducation où le travail est une valeur (…) Mon père et ma mère étaient des enfants d'illettrés. A force de travail, mon père est devenu instituteur. Passionné par l’éducation, il s’est dévoué à ses élèves, à sa fratrie, à ses enfants. Enfant, je me suis senti aimé.” Pierre Sainte-Luce n’accepte qu’à moitié l’idée qu’il “s’est fait tout seul”, et s’empresse de rendre hommage à son épouse, Corinne, rencontrée à la faculté au cours de leurs études de médecine. Celle qui l’accompagne depuis toujours : “En Guadeloupe, nous sommes ensemble les premiers membres de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage ”.  


Avec humilité, Pierre Sainte-Luce rend donc hommage à ceux et celles qui ont fait de lui cet homme remarquable. Comme ses mentors, ses professeurs, en Médecine Bertène Juminer puis Alain Yacou, en Sciences Humaines - une rencontre déterminante qui le conduit à s’inscrire en thèse de sociologie. Il tombe alors sur le roman Adieu Bogota de la Guadeloupéenne Simone Schwarz-Bart : "L'histoire se passe dans le cadre d’un hospice semblable aux établissements de santé que je dirige. Ça m'a remué, et ça m’a sans aucun doute incité à me dévoiler. »


Colored
Cet écho avec sa propre réalité conduit Pierre Sainte-Luce sur les chemins de l’écriture. En 2019, il publie son premier roman, Colored :
« J’ai écrit ce roman pour inventer une ancêtre qui n’existe pas. Je n’ai aucune trace de mes grands-parents, si ce n’est d’une grand-mère. Je n’ai aucune image, aucune photographie, aucun souvenir. Alors j’ai inventé une ancêtre africaine, née en 1685 et vendue sur le marché aux esclaves de Basse-Terre à un certain M. Bourdemanche. Elle y rencontre un charpentier et ensemble, ils auront un fils nommé Théo, comme mon père. Cette ancêtre, Elsa, dialogue avec ma propre fille Elsa, qui est métisse. Ce roman célèbre le métissage qui préfigure le monde de demain ». « Connaître son héritage, c’est s’aimer », conclut l’auteur.


Convoquer les arts
Pour écrire son roman Colored, Pierre Sainte-Luce puise dans les archives de l’Habitation Fonds Rousseau, dont il a fait l’acquisition à Schoelcher en Martinique. Des archives qui remontent aux prémices de la colonisation de la Guadeloupe et de la Martinique, en 1670. Engagés depuis toujours dans la valorisation du patrimoine culturel guadeloupéen et antillais, Pierre Sainte-Luce et son épouse Corinne mènent de front une double carrière d’entrepreneurs dans les domaines de la santé et de la culture. Leur force, c’est de valoriser des lieux comme l’hôtel Arawak, les établissements de santé de leur groupe Manioukani ou l’Habitation Fonds Rousseau qu’ils choisissent pour cadre de projets de patrimonialisation.
 « Avec Thierry Alet, un artiste guadeloupéen de renommée mondiale, nous avons monté la Pool Art Fair dans notre établissement de santé de Bouillante en Guadeloupe. Cette rencontre d’artistes peintres est inaugurée chaque année sur notre site historique de la Poterie Fidelin, situé sur l'île de Terre-de-Bas. Opération que nous avons renouvelée à Schoelcher en Martinique, dans l’Habitation Fonds Rousseau, et que nous avons enrichie par la suite en convoquant d’autres pratiques comme la musique classique, la littérature. Dans notre hôtel en Guadeloupe, l’Arawak, nous avons reçu les sommités de la créolisation : Maryse Condé, Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant ou Gisèle Pineau… »
 
“On me considère comme un indépendantiste ! ”
Ainsi, dans la première clinique médicale du groupe Manioukani, une fresque murale célèbre la présence des Amérindiens Caraïbes et leur résistance face à la conquête coloniale dès 1636. A noter aussi, une composition de Thierry Alet qui met en dessin et en peinture les 60 articles du Code noir, à l’EHPAD Kalana de Bouillante. « Nous avons le projet d’un partenariat avec le Conseil Départemental pour créer un lieu à Terre-de-Bas, dédié à la valorisation du patrimoine et à la prise en charge des personnages âgées », confie Pierre Sainte-Luce.
 
« Il n’y a pas de risque à célébrer le passé qui a construit notre créolité »
A cette volonté de patrimonialisation s’ajoute la généreuse contribution de Pierre Sainte-Luce, en tant que mécène de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage. Une démarche rare, voire risquée, pour un chef d’entreprise : « Nous sommes les premiers privés Guadeloupéens à avoir mis de l’argent pour le projet de la Fondation. Le risque était financier au départ : est-ce que ça allait aboutir ? L’Etat allait-il suivre ? En revanche, il n’y a pas de risque à célébrer le passé qui a construit notre créolité. Mais on aurait pu me considérer comme un indépendantiste, parce qu’en Guadeloupe, les indépendantistes sont souvent les défenseurs d’une mémoire de l’esclavage. Le risque peut exister dans ce sens-là. »
 
« Nous sommes du Tout-Monde »
Loin des velléités indépendantistes guadeloupéennes qu’on lui prête donc à tort, Pierre Sainte-Luce est l’homme de la réconciliation plutôt que de la réparation : « Nous sommes « réconciliation » et nos grands parents l’ont prouvé depuis les années 1940, embarquant depuis la Dominique vers l’Angleterre pour aider le Général De Gaulle à sauver l’unité de la France. Nous sommes du Tout-Monde, comme le dit le philosophe martiniquais Edouard Glissant ! Nous appartenons à une diversité de territoires, nous sommes Africains et Américains aussi.»


« Un engagement politique »
Son engagement, Pierre Sainte-Luce le décrit comme un soft power diplomatique dans lequel la Guadeloupe est un département qui participe, au même titre qu’un autre, au rayonnement de la France : « La patrimonialisation de sites historiques et ma place à la Fondation sont un engagement politique. »
Un engagement qui va dans le sens d’une décentralisation souhaitée : « en effet, Pointe-à-Pitre pourrait se voir dotée par exemple, dans le cadre de la déconcentration de notre pays, d’un secrétariat d’Etat à la Francophonie et à la Coopération dépendant du Ministre des Affaires Étrangères. Tous les ingrédients sont réunis pour décharger Paris de ce ministère : des élus compétents et bilingues, un aéroport international à 4 heures de vol de New York. Pourquoi ne pas montrer que la Guadeloupe ou la Martinique sont des lieux forts pour représenter un Etat central enfin décentralisé ?”


Napoléon : la Fondation à un rôle d’éducation
Pierre Sainte-Luce évoque à ce titre la figure de Napoléon, en cette année de bicentenaire de sa mort et alors que la Fondation contribue à l’exposition parisienne sur ce personnage : “Napoléon, c’est l’homme de la centralisation, celui qui a créé les préfets, le code civil, et qui a tout mis dans le centre. Le projet de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage questionne cette centralisation : fonctionne t-elle encore aujourd’hui ? Avec le Covid, on repense tout. A commencer par les méthodes de gestion de la prise en charge de la santé. En Guadeloupe, malgré la crise, tout fonctionne presque normalement. Cela nous dit qu’il y a un débat à tenir sur la décentralisation. Et Napoléon c’est aussi le rétablissement de l’esclavage dans nos îles par la loi du 20 mai 1802. Je crois que la Fondation à un rôle d’éducation sur ce sujet : il est inconcevable de passer sous silence la part sombre du personnage.”


Engager les entreprises françaises à se joindre au Tout-Monde
C’est à l’historien Pap Ndiaye que Pierre et Corinne Sainte-Luce doivent leur participation à la création récente de la Fondation, dont Pierre Sainte-Luce souligne le rapide déploiement, avec « une aura plus grande que ce qui avait été imaginé » : « Malgré ses débuts en pleine crise sanitaire, la Fondation est devenue un partenaire incontournable pour les institutions publiques et à l’international. Le Président, l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, a su, par ses qualités personnelles, faire adhérer au projet l’Etat, les collectivités territoriales et de grandes entreprises privées. L’équipe a redoublé d’efforts pour mettre en place une politique numérique active avec 9 Lives qui en 2020 ont totalisé 500 000 vues, une campagne d’affichage avec la RATP sous le hashtag #MondesCreoles, et un grand nombre de partenariats institutionnels et médiatiques. Cette activité éditoriale exigeante ne peut que susciter l’intérêt d’autres mécènes, qui aujourd’hui sont nombreux à vouloir rejoindre la Fondation ».

C’est bien le rôle de Président du Conseil des mécènes que Pierre Sainte-Luce compte tenir : engager les entreprises françaises dans la Fondation et à se joindre au Tout-Monde pour faire du commun.

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Portrait de Pierre Sainte-Luce, président du conseil des mécènes
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Pierre Sainte-Luce : portrait d’un homme du Tout-Monde
par Célia Sadaï, journaliste.


A la fois médecin, chef d’entreprise du Groupe Manioukani, docteur en sociologie, homme de culture et écrivain, le guadeloupéen Pierre Sainte-Luce préside le Comité des mécènes de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage. Rencontre avec un homme du Tout-Monde.

Dialogue entre S. Lecornu et JM Ayrault

Dialogue entre S. Lecornu et JM Ayrault

Le 8 février 2021 JM Ayrault a eu un rendez-vous avec Stéphane Lecornu, ministre des outre-mer, sous forme d’un échange téléphonique compte tenu de la situation sanitaire. Le président de la FME et le ministre ont pu ainsi échanger sur le Mémorial des Tuileries, à propos duquel JM Ayrault a pu rappeler l’importance qu’il lui attache, sur la préparation du Mois des Mémoires, du 27 avril au 10 juin, qui sera marqué par les 20 ans de la loi Taubira, et sur les autres sujets d’intérêt commun entre la FME et le MOM : l’enseignement de l’histoire de l’esclavage et ses héritages, la valorisation des cultures ultramarines et du patrimoine lié à l’esclavage, les questions mémorielles et l’importance d’inscrire l’histoire des outre-mer dans le récit national. Le ministre a pu rappeler le plein soutien que le MOM apporte à la Fondation dans ses missions, et son souhait de voir les initiatives communes se développer à l’avenir.
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Portrait de Sébastien Lecornu, ministre des outre-mer
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Le 8 février 2021 JM Ayrault a eu un rendez-vous avec Stéphane Lecornu, ministre des outre-mer, sous forme d’un échange téléphonique compte tenu de la situation sanitaire.

Retour sur les appels à projets 2020 de la Fondation

Retour sur les appels à projets 2020 de la Fondation

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Retour sur les appels à projet FME

La fondation a clôturé ses appels à projets 2020 et remercie tous les porteurs de projets pour leurs initiatives maintenues malgré la situation sanitaire. La variété, l’originalité et la portée des projets montrent la vivacité de la mémoire de l’esclavage et l’importance de ses résonances contemporaines.
En tout, ce sont 196 projets proposés pour une centaine labélisés dont 80 financés.

  • L’appel à projets citoyenneté, clôturé le 30 septembre 2020 a reçu 42 dossiers examinés par la commission qui a donné le label de la Fondation à 22 projets, dont 15 dossiers ont été financés. (11 dans Hexagone et 4 outremer).
  • L’appel à projet Education pour les établissements scolaires a reçu 11 demandes dont 10 ont été retenues (7 en hexagone et 3 en outremer).
  • Sur 115 projets culturels riches et variés reçus, 66 ont été retenus  sur tous les territoires soit au titre du label simple, soit pour un label et un financement.
  • L’appel à projets recherche permet à 7 étudiants, en master ou doctorat et à 6 collectifs de recherche, de mener des travaux dont la Fondation se fera l’écho sur son site dans les mois à venir. Ce dispositif de financement, à côté du prix de thèse, permet d’encourager la recherche sur l’histoire de l’esclavage et de ses héritages.
     
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Retour sur les appels à projet FME
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La fondation a clôturé ses appels à projets 2020 et remercie tous les porteurs de projets pour leurs initiatives maintenues malgré la situation sanitaire.

Réunion du Conseil d’orientation

Réunion du Conseil d’orientation

Photo du visio du conseil d'orientation

Le Conseil d'orientation de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage a tenu sa deuxième séance le 7 janvier 2021.
Au menu de cette réunion à laquelle les participants étaient connectés depuis l'Europe, l'Amérique et l'océan Indien : le bilan de l'année 2020 de la Fondation, et ses perspectives sur l'année 2021. 2h30 d'échanges pour éclairer l'action de la Fondation et préparer aux 20 ans de la loi Taubira.
Merci à tous les participants pour leur contribution à nos travaux et leurs engagement personnels et professionnels pour que cette année 2021 soit placée sous le sceau de la fraternité, de la bienveillance et de la compréhension mutuelle.

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Le Conseil d'orientation de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage a tenu sa deuxième séance le 7 janvier 2021.

Rencontre avec Aissata Seck

Rencontre avec Aissata Seck

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photo de Aïssata Seck



Par Florian Dacheux
pour D’ailleurs et d’ici

C’est du côté du quartier des Musiciens aux Mureaux, dans les Yvelines, qu’Aïssata Seck grandit. Là-bas, au cœur d’une ville de banlieue cosmopolite, elle baigne très tôt dans la vie associative locale, sa maman n’hésitant pas à donner des cours d’alphabétisation à des adultes ne sachant lire ou écrire le français. Suivent l’obtention du baccalauréat en 1997, puis un BTS de secrétaire de direction avant son installation en 2001 à Bondy en Seine-Saint-Denis. C’est le début de la vingtaine et Aïssata s’interroge, chaque jour un peu plus, sur sa condition de femme noire dans une société aux identités plurielles. « Ce qui m’a frappé au départ, c’est notre manque de représentativité dans les différentes institutions », affirme celle qui se lie d’amitié dès 2008 avec d’anciens tirailleurs sénégalais qu’elle croise régulièrement sur le marché. Un tournant décisif pour cette petite fille d’un tirailleur resté au pays après la guerre, et décédé en 1979. « Ils arboraient souvent leurs médailles sur leurs vestons, se souvient-elle. Leur histoire et leur vécu me passionnaient. J’ai découvert les obstacles qu’ils rencontraient pour être naturalisés. Je me suis dit que c’était impossible qu’on leur refuse : à l’époque on ne leur a pas demandé de papiers pour aller au front. »


Les oubliés de la République
Bien décidée à réparer cette injustice, Aïssata décide alors de s’engager en politique. Un master de communication politique et publique de plus en poche, elle prend sa carte au PS et fait campagne pour François Hollande en 2012. Deux ans plus tard, elle est élue conseillère municipale à Bondy puis maire adjointe en 2016. Sa délégation ? Anciens combattants et devoir de mémoire. « Tout le monde m’a demandé pourquoi je souhaitais autant cette délégation, confie-t-elle. Mais j’avais en tête le combat de la naturalisation des tirailleurs. C’était la suite logique de mon engagement associatif depuis les émeutes en 2005. J’avais envie de faire bouger les lignes. » Tout s’enclenche par une pétition en ligne où elle alerte l’opinion publique sur l’histoire de ces oubliés de la République. Après moult relances, elle réussit à mobiliser un journaliste du Monde. L’article, publié la veille du 11 novembre 2016, fera décoller son appel relayé par plus de 60 000 signataires, et jusqu’au sommet de l’Elysée. Le 15 avril 2017, 28 tirailleurs sont enfin naturalisés.


 À ce moment-là, j’ai pris conscience à quel point le sujet était éminemment politique. Je me suis demandé de quelle manière leur histoire pouvait être transmise. Il reste encore beaucoup à faire sur la reconnaissance, la transmission et l’enseignement de l’histoire coloniale. 


Un immense chantier pour lequel sa casquette d’élue ne suffit plus. Alors commerciale chez Alternatives Eco, elle décide de postuler pour la toute jeune Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage (FME). Retenue pour un poste de responsable du programme Citoyenneté, jeunesse et territoires, elle allie aujourd’hui à son grand bonheur engagement citoyen et professionnel. « On bénéficie d’un poids important pour faire passer des messages. On a passé une convention avec l’État et comptons des partenaires privés. Notre objectif est d’inscrire l’esclavage colonial comme un fait majeur de l’histoire de France et de faire connaître ses héritages multiples afin de lutter contre toute forme de racisme et de discrimination. C’est d’agir pour l’intérêt général. »


Agir de ville en ville
Agir. Le maître-mot d’Aïssata. À l’origine d’une lettre ouverte adressée aux maires pour impulser davantage de références aux soldats coloniaux dans les communes, sa persévérance paie et attire la curiosité du président Macron à l’été 2019. Initialement non programmée, une cérémonie pour le 75e anniversaire du Débarquement du 15 août 1944 en Provence a finalement lieu à Saint-Raphaël. Depuis le Var, le chef de l’État lance un appel aux maires de France leur demandant de nommer ou renommer des rues, des places, des écoles, en hommage aux héros oubliés des colonies.


Ce débarquement, c’est quand même 235 000 combattants dont 90% des troupes viennent du Sénégal, d’Algérie, du Maroc, des Antilles ou du Pacifique », rappelle Aïssata. Depuis, les fameuses lignes bougent lentement malgré l’édition par le Ministère des Armées d’un livret rassemblant les parcours de cent combattants de la Seconde Guerre mondiale, issus des colonies de l’Empire français. « Honnêtement, c’est compliqué de mobiliser les maires, avoue Aïssata. On sent que ce n’est pas une priorité. C’est pourquoi il faut se saisir des nouveaux plans de rénovation urbaine et des constructions de nouvelles écoles. 

« On dit aux élèves qu'ils font tous partie de l'histoire de France. »
Consciente d’œuvrer dans les mailles d’un sujet tabou autour duquel même le corps enseignant manque de repères et de supports pédagogiques, Aïssata sait bien où l’enjeu se situe. Dans les écoles, les musées et les médias. Question de visibilité. « Il faut que les municipalités s’en donnent les moyens en associant les habitants », insiste-t-elle. À l’instar de Bordeaux où des plaques explicatives ont été apposées sous le nom des rues qui portaient des noms d’anciens négriers. Ou encore à Pierrefitte en Seine-Saint-Denis : le conseil municipal des enfants se rendra prochainement à Chasselay, où 48 soldats du 25ème régiment de tirailleurs sénégalais furent exécutés par les Allemands en juin 1940. « C’est encourageant, poursuit celle qui est désormais conseillère municipale d’opposition à Bondy depuis les dernières élections municipales. On a fait le tour de plusieurs écoles et je peux vous dire que de nombreux enseignants sont demandeurs d’outils. On dit aux élèves qu’ils font tous partie de l’histoire de France. Que l’on soit Noir ou Blanc, il s’agit d’une histoire commune à partager. On ressent un soulagement chez un certain nombre d’entre eux, notamment ceux issus de la diversité qui, parfois, ne se sentent pas citoyens français à part entière. » 


Les 20 ans de la Loi Taubira
Derrière cette volonté de regarder notre histoire en face et non de « s’auto-flageller » selon les dires du premier ministre Castex, il y a chez Aïssata Seck cette envie d’apaiser certaines tensions afin de tendre vers un véritable vivre ensemble. Une certaine idée de la France plurielle qu’elle entend faire émerger au printemps 2021, à l’occasion des 20 ans de la Loi Taubira* jusqu’ici encore trop peu appliquée. Dès le 27 avril, date anniversaire de l’abolition de l’esclavage, la Fondation entamera un Mois des Mémoires, jusqu’au 10 juin, et une cérémonie en Guyane, en allant bien plus loin que les traditionnels dépôts de gerbe.


La FME signera une convention fin janvier avec l’Association des Maires de France afin d’encourager un maximum de communes à renouveler leurs cérémonies. Des partenariats naissent peu à peu avec l’Agence du Service Civique, Unis Cité et la Ligue de l’Enseignement. Du Musée du Louvre au Paris Noir de Kévi Donat, la FME compte multiplier les parcours pédagogiques en s’appuyant sur des ressources éducatives ambitieuses, à commencer par la publication prochaine d’un centre de ressources documentaires. Autant d’outils émergents afin que tout ce beau monde passe des paroles aux actes. Tel est l’impact souhaité.
 
* Adoptée le 10 mai 2001 et arrachée de haute lutte par Christiane Taubira, députée de Guyane, cette loi reconnaît la traite de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité.
“Article 1 : La République française reconnait que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan indien d’une part et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du 15è siècle aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité”.

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Aïssata Seck mise sur l’histoire pour vaincre le racisme
Par Florian Dacheux pour D’ailleurs et d’ici

Bonne année 2021

Bonne année 2021

Voeux 2021
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Voeux 2021

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La Fondation vous souhaite une bonne année 2021, année des 20 ans de la Loi Taubira.

Cérémonie de remise de Prix de thèse 2020

Cérémonie de remise de Prix de thèse 2020

Le premier Prix de thèse de la FME remis le 2 décembre 2020 à 18h30

La cérémonie en ligne de remise du premier Prix de thèse de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage se tiendra en visioconférence le 2 décembre 2020, Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage instituée par les Nations-Unies à 18h30. Cette récompense est le seul prix qui couronne les travaux de chercheur.se.s travaillant en français sur l’esclavage et ses héritages.  

La remise se déroulera en présence de :

  • Jean-Marc AYRAULT, ancien Premier ministre et président de la FME
  • Antoine PETIT, président-directeur général du Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  • Elisabeth MORENO, Ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité femmes-hommes, à la diversité et à l'égalité des chances
  • Frédérique VIDAL, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche ou son représentant.
  • Dominique TAFFIN, directrice de la FME
  • Romuald FONKOUA, président du conseil scientifique de la FME
  • Stéphanie MULOT, professeure des universités en sociologie Toulouse-2 et docteure en anthropologie sociale, directrice de thèse.
  • Maxime TOUTAIN, anthropoloque, lauréat de prix de thèse
  • Anne-Claire LIENHARDT, Total Foundation

Le prix récompense une thèse en sciences humaines et sociales portant sur l’histoire de la traite, de l’esclavage et des abolitions à l’époque coloniale ou sur ses conséquences dans le monde actuel.

Le lauréat 2020 est Maxime Toutain, Docteur en anthropologie sociale et historique de l’Université Toulouse 2 -Jean Jaurès. Ses travaux portent sur la mémoire de la traite transatlantique et de l’esclavage dans le monde hispanophone et le fait religieux cubain : Santos parados. Ethnohistoire et régimes mémoriels des maisons de culte du central Méjico (Cuba), thèse soutenue en 2019, sous la direction de Stéphanie Mulot (Certop, CNRS/Université Toulouse Jean-Jaurès/Université Toulouse 3 – Paul Sabatier). Elle aborde les multiples formes de remémoration de l’esclavage au sein d’un groupe de pratiquants de la santería (religion originaire de Cuba dérivée de la religion yoruba d’Afrique de l’Ouest) qui vivent sur une ancienne plantation et dont les rites mobilisent des reliques de la période esclavagiste transmises au fil des générations.

Voir la vidéo sur la Thèse de Maxime Toutain en ligne sur le site de la Fondation.

La FME a été créée avec le soutien du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche et du CNRS. Elle s’appuie sur un conseil scientifique pluridisciplinaire et international de 40 membres, présidé par Romuald Fonkoua, et dont la diversité reflète le dynamisme de la recherche sur les sujets d’histoire et de mémoire liés à l’esclavage. Lors de sa dernière séance, le conseil scientifique a rappelé par une déclaration adoptée à l’unanimité l’importance de la recherche sur l’esclavage et ses héritages pour comprendre le monde d’aujourd’hui.

Lire la déclaration du Conseil Scientifique de la FME

La FME à travers un programme dédié à la Recherche, soutenu par le mécénat de Total Foundation, décline plusieurs dispositifs d’aide : le Prix de thèse, des événements de valorisation (ex : aux Rendez-vous de l’histoire de Blois), des appels à projets pour les jeunes chercheurs et les institutions qui travaillent sur ces questions.  
 
Cette cérémonie est ainsi l’occasion à la fois de saluer un travail anthropologique remarquable sur un aspect méconnu des héritages de l’esclavage, de marquer au plus haut niveau l’attachement de l’Etat à la recherche sur ces questions, et de lancer officiellement la 2ème édition du prix de thèse de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage, destiné à être remis en 2021, année des 20 ans de la Loi Taubira.

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cérémonie du prix de thèse 2020
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La FME remet son premier prix de thèse le 2 décembre