Image
Image
Image
Image
Image
Image
Image
Image
Image
Image
Image
Image
Image
Image
Image

Samedi 10 mai 2025 : "Aux origines, l'esclavage" - France Tv La Première - documentaire inédit.

Image
Affiche du documentaire "Aux origines, l'esclavage"
©FranceTV
Information organisateur
Outre-Mer la Première - France Télévision

Samedi 10 mai 2025 : "Aux origines, l'esclavage" - France Tv La Première - documentaire inédit.

20:00
Outre-Mer la Première - France Télévision

Le 10 mai est, depuis 2006, la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. France Télévisions accompagne régulièrement cette commémoration qui transmet un message universel. Un devoir de mémoire qui s’adresse à toutes les générations, fait écho aux valeurs de la République qui porta l’abolition définitive de l’esclavage, et à l’engagement de notre Groupe contre le racisme et toutes les formes de discrimination.

 

À cette occasion, La 1ère propose le documentaire-événement inédit Aux origines, l’esclavage, réalisé par Sonia Dauger et Xavier Lefebvre, qui retrace l’histoire de l’esclavage et de ses abolitions. 

 

Une quête généalogique riche en révélations mène des Français de tous horizons, parfois célèbres, sur les traces de leurs aïeux, dans l'Hexagone comme en Outre-mer, dévoilant ainsi l’histoire de l’esclavage français, qui a brisé la vie de 4 millions d’êtres humains dans nos colonies.

 

Résumé

 

Raconter l’esclavage en France, c’est regarder en face un passé que notre mémoire collective a longtemps occulté. Du XVIIe au XIXe siècle, notre pays a déporté 1,2 millions d’hommes et de femmes et exploité des millions d’Africains sur son sol et dans ses colonies.

 

Pendant des mois, nous avons enquêté et proposé à six personnalités françaises d’explorer leur arbre généalogique : Kalash, JoeyStarr, Marie-Laure Garnier, Guillaume Hoarau, Karine Baste et Stefi Celma.

 

De Saint-Malo à Cayenne, en passant par La Réunion, la Martinique, Nantes ou Bordeaux, le film va aussi à la rencontre d’autres Français, descendants de marchands d’esclaves, de capitaine de navire négrier, ou de résistants comme Toussaint-Louverture — les héritiers d'une même histoire.

 

Grâce à cette quête inédite, enracinée dans l’histoire de France, nous découvrons des destins marqués par la lutte incessante pour la liberté.

 

 

 

Avec la participation de JoeyStarr, Kalash, Guillaume Hoarau, Stefi Celma, Marie-Laure Garnier, Karine Baste.

 

Et de Pascal Lemercier, Pierre-Yves Surcouf, Isabelle, Didier et famille Sabardu, Julie Duprat, Xavier Le Terrier, Thomas Romon, Stella Gonis, Anaïs Gernidos, Georges Rech, Marine Ferrandis, Laurène Mansuy, Laurent Valère, Pierre-Sainte Luce, Emmanuel Gordien, Cécile Celma, Loriane Zacharie, Nicolas Czubak, Laure de Bressy.

 

Durée : 106 min

Un film réalisé par
Sonia Dauger et Xavier Lefebvre

Écrit par
Sonia Dauger et Laurent Martein

Conseiller historique
Frédéric Régent

Producteur délégué
Stéphane Millière

Productrice exécutive
Fanny Glissant

Une production
GEDEON PROGRAMMES
Avec la participation de France Télévisions

Avec le soutien du
Centre National du Cinéma et de l’Image Animée
Et du Fonds Images de la diversité
De la Région Réunion
Du Ministère Chargé des Outre-mer
De la PROCIREP – Société des Producteurs et de L’ANGOA

Unité documentaires
société et géopolitique 
Antonio Grigolini
Emmanuel Migeot
Hélène Frandon

2025

Mardi 13 mai 2025 : "Haïti la rançon de l'indépendance" - France.TV et France 2

Mardi 13 mai 2025 : "Haïti la rançon de l'indépendance" - France.TV et France 2

20:00
France.TV et France 2

Le 10 mai est, depuis 2006, la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. France Télévisions accompagne régulièrement cette commémoration qui transmet un message universel. Un devoir de mémoire qui s’adresse à toutes les générations, fait écho aux valeurs de la République qui porta l’abolition définitive de l’esclavage, et à l’engagement de notre Groupe contre le racisme et toutes les formes de discrimination.

France Télévisions propose sur ses antennes linéaires, ses plateformes france.tv et Lumni, une programmation spéciale. Le documentaire Haïti, la rançon de l'indépendance réalisé par Wandrille Lanos, sera diffusé mardi 13 mai à 23.00 à la suite du documentaire événement inédit Aux origines, l’esclavage, réalisé par Sonia Dauger et Xavier Lefebvre.

 

Résumé

C’est un chapitre méconnu de l’Histoire. Haïti fut la première nation moderne à obtenir son indépendance grâce au soulèvement de la population esclavisée. Mais dès sa naissance, le jeune état est entravé par des réparations financières exigées par la France au bénéfice des anciens colons, et qui s’étaleront jusqu’au milieu du XXe siècle.

Le 1er janvier 1804, les esclaves haïtiens réussissent l’impensable. Ils chassent les colons français et proclament leur indépendance. Deux siècles plus tard, Haïti est un des pays les plus pauvres de la planète. Une corruption endémique et un État défaillant sont souvent jugés responsables du désastre. Le malheur persistant qu’endure Haïti est pourtant, en très grande partie, le fait de son histoire coloniale et de sa relation avec la France. Car après l’indépendance, la France garda jusqu’en 1825 l’espoir d’une revanche. Elle y renonça finalement contre une rançon de 150 millions de francs-or. Une indemnité écrasante censée rembourser les anciens colons des esclaves et des terres qu’ils avaient perdus. Haïti mit plus de cent ans à s’acquitter de ce lourd tribut.
Ce film retracera l’histoire de la dette haïtienne pour comprendre la spirale d’endettement qui a empêché le développement de ce pays des Caraïbes. Qui a tiré profit de la dette ? Haïti a-t-elle été pillée depuis sa naissance par des puissances extérieures, par des banques étrangères et par ses propres dirigeants ? Quel est le rôle de la France dans cette histoire ?

LES INTERVENANTS

FRANTZ VOLTAIRE - Historien - Fondateur du Centre de documentation haïtienne
(CIDIHCA)
YANICK LAHENS - Écrivaine - Professeure au Collège de France
JEAN-MARIE THEODAT - Géographe - Professeur, Université Panthéon-Sorbonne,
Université d'État d'Haïti
GUSTI-KLARA GAILLARD - Historienne - Professeure, Université d’État d’Haïti -
École normale supérieure
JEAN-MARC AYRAULT - Ancien Premier ministre - Président de la Fondation pour
la mémoire de l’esclavage
PIERRE-YVES BOCQUET - Directeur adjoint - Fondation pour la mémoire de
l’esclavage
JEAN-FRANÇOIS BRIÈRE - Historien - State University of New York – Albany
MYRIAM COTTIAS - Historienne - Directrice du Centre de recherches sur les
esclavages, EHESS
MATHILDE ACKERMANN - Doctorante - Université de Bielefeld, EHESS
MALICK GHACHEM – Historien - Professeur, Massachusetts Institute of Technology
(M.I.T.)
FRANCIS SAINT-HUBERT - Professeur de médecine - Université de la Fondation
Aristide

Documentaire inédit

Durée 
63 minutes

Un film réalisé par
Wandrille Lanos

Produit par
Emmanuel François et Alice Mansion

Production
Brotherfilms

Avec la participation de 
France Télévisions 
et de 
TV5 Monde
et du
Fonds Images de la Diversité - Agence Nationale de la
Cohésion des territoires - Centre national du cinéma et de l’image animée

Avec le soutien de
la Région Île-de-France, en partenariat avec le CNC

Unité documentaires société et géopolitique 
Antonio Grigolini
Emmanuel Migeot
Louis Castro

A voir sur
francetv.preview

 

Market Party au Canal : un final festif, créatif et collectif

Market Party au Canal : un final festif, créatif et collectif

10:30
-
18:30
Tendance 19

Pour clôturer en beauté le Temps des Mémoires, rejoignez-nous pour une journée festive au bord du canal, rythmée par la musique, la danse, les saveurs, les rires et la création partagée. Une célébration vivante et joyeuse des héritages, des talents et de la diversité.

Cette Market Party est bien plus qu’un simple marché : c’est un moment de rassemblement intergénérationnel et multiculturel, où se mêlent expressions artistiques, animations familiales et initiatives locales

AU PROGRAMME :

Marché de créateur·ices engagé·es (mode, bijoux, illustration, objets déco, éditions indépendantes…). Un espace pour découvrir des artistes et artisan·es inspiré·es, afrodescendant·es ou allié·es, dont les créations portent des récits et des identités fortes.

Concerts live & chorale participative. Laissez-vous emporter par des sons qui traversent les continents – des voix qui portent, un répertoire enraciné dans les cultures afrodescendantes et métissées.

Cuisine brésilienne et douceurs d’ici et d’ailleurs. À déguster sur place : un moment de convivialité autour de plats faits maison, inspirés des cuisines populaires d’Amérique latine.

 Animations & ateliers tout public :

• Maquillage artistique

• Initiations à la danse

• Jeux, espaces détente et surprises…

Square Serge Reggiani – Quai de l’Oise, Paris 19e

Gratuit et tous publics, avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage et de nos partenaires locaux

48.8890696, 2.3793714

Diffusion télévisée du documentaire "Guyane Terre des Hommes : Une révolution fragile"

Image
Assemblée dans l'île de Saint-Domingue, septembre 1791
© Martin Prince / Source image : Archives départementales de la Gironde
Action labellisée par la fondation
Public invité
Accès libre
Ouverture tout public

Diffusion télévisée du documentaire "Guyane Terre des Hommes : Une révolution fragile"

20:30
-
21:30
GUYANE LA 1ERE (FRANCE TELEVISIONS)

Diffusion télévisée du documentaire "Guyane Terre des Hommes : Une révolution fragile" dans le cadre de l'émission KAZADOK

La thématique présentée par Marc-Philippe Coumba

Dans ce KAZADOK nous vous proposons un voyage dans l’histoire de la Guyane, une histoire marquée par la colonisation, l’esclavage, mais aussi par les luttes et les résistances qui ont façonné le territoire. Pendant longtemps, ces pages de notre histoire sont restées méconnues ou peu racontées. Pourtant, elles sont essentielles pour comprendre la société guyanaise d’aujourd’hui. À travers un documentaire inédit, nous allons revenir sur cette période déterminante, avant d’en discuter dans le plus de KAZADOK avec nos invités : Serge Mam Lam Fouck Professeur des Université Honoraire, Université de Guyane ; Martin Prince, auteur et réalisateur.

 

Le documentaire présenté par Martin Prince

Guyane – Terre des Hommes est une série historique sur le passé colonial de la Guyane française, de l’époque dite précolombienne jusqu’à l’abolition définitive de l’esclavage. Les épisodes sont documentés avec des archives inédites. Des pistes de réflexion sont évoquées avec des personnalités locales, des historiens et des scientifiques, qui nous exposent en détail les conflits d’intérêts ayant jalonné ce territoire méconnu.

Le troisième épisode de Guyane – Terre des Hommes aborde une période particulièrement mal connue de l’histoire du territoire. À la fin du XVIIIᵉ siècle, dans la volonté d’égaler le succès économique des Antilles, le processus colonial s’intensifie. La mise en place d’un nouveau système agricole entraîne le déplacement des colons et des personnes réduites en esclavage vers les terres basses de l’est guyanais. Vue du ciel, on observe clairement les traces de ces immenses aménagements : l'histoire s'accélère.
Dans le même temps, la société guyanaise se complexifie. La démographie augmente péniblement et l’on voit émerger, notamment à travers les affranchissements, la catégorie des libres de couleur. L’ensemble de ces populations sera profondément affecté par la Révolution française imminente qui, dans le sillage des révoltes de Saint-Domingue, conduit à une première abolition de l’esclavage en Guyane. Toutefois, Napoléon rétablira ce système huit ans plus tard. La relance de la colonie, l'arrivée de plusieurs dizaines de machines à vapeur ainsi que l'aggravation de la traite transatlantique occasionneront par la suite une relative stabilité économique. Néanmoins, les résistances et les marronnages, présents dès les débuts de l’esclavage, s’intensifient à mesure que les conditions du travail servile se dégradent.

Christiane Taubira: une loi pour mémoire

Action labellisée par la fondation
10mai
13:05
-
14:02
Public invité
Accès libre

Christiane Taubira: une loi pour mémoire

13:05
-
14:02
Martinique la 1ère

Le 21 mai 2001, la France devenait le premier pays au monde à reconnaître la traite négrière et l'esclavage comme crime contre l'humanité. Vingt-cinq ans après son adoption à l'unanimité, Christiane Taubira : une loi pour mémoire retrace le combat à la fois intime et politique que mena Christiane Taubira pour arracher à l'histoire officielle la reconnaissance de ce passé douloureux, interroge les résistances tenaces qu'elle continue de susciter dans certains milieux et mesure avec lucidité l'écart persistant entre la promesse solennelle de la loi et la réalité souvent décevante de sa mise en œuvre.

Portée par Christiane Taubira, alors députée de Guyane, cette loi fondatrice incarne une rupture profonde dans la manière dont la France appréhende son passé colonial. Elle inscrit dans le droit une vérité historique longtemps reléguée au silence et engage la République à en assumer les conséquences, tant sur le plan mémoriel qu'éducatif. Le film en retrace la genèse, depuis les premiers combats politiques menés à la fin des années 1990 jusqu'à son adoption, revenant sur l'intensité des débats parlementaires, les résistances rencontrées et la détermination de celle qui en fut la principale artisane.

Mais au-delà de cette victoire législative, le documentaire interroge les limites de sa mise en œuvre. Malgré son adoption unanime, l'application de la loi a été lente et incomplète. Nombre de ses ambitions restent encore aujourd'hui partiellement réalisées, notamment en matière d'enseignement, de recherche et de reconnaissance des héritages contemporains de l'esclavage. La question des réparations, écartée dès les premiers débats, demeure un point aveugle, tout comme celle des liens entre passé esclavagiste et discriminations actuelles.

Le film s’ancre aussi dans le présent, à Rosny-sous-Bois, où des jeunes de l’École de la 2ᵉ Chance préparent un concours d’éloquence sur les 25 ans de la loi. En apprenant à structurer et défendre leurs idées, ils s’approprient cette histoire, en révèlent l’actualité, mais aussi les silences. Leur engagement incarne une mémoire vivante, qui se transmet.

Le documentaire fait également dialoguer ces voix contemporaines avec celles d'historiens, de responsables politiques, d'acteurs associatifs et de témoins engagés dans ce long combat pour la reconnaissance. Ensemble, ils éclairent les tensions persistantes au sein de la société française lorsqu'il s'agit d'affronter l'héritage de l'esclavage, et plus largement du passé colonial. Alors que d'autres nations ont engagé des démarches de reconnaissance ou de réparation, la France apparaît encore en retrait, hésitant à assumer pleinement cette part de son histoire.

À travers ce double regard, historique et contemporain, Christiane Taubira : une loi pour mémoire propose bien plus qu'un récit législatif. Il dresse le portrait d'une mémoire en construction, fragile mais essentielle, et invite à réfléchir au chemin qu'il reste à parcourir pour que la promesse portée par la loi devienne une réalité pleinement partagée.

Les intervenants :
Christiane Taubira, garde des Sceaux, ministre de la Justice (2012-2016) ; François Hollande, président de la République (2012-2017) ; Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer ; Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France ; Jean-Marc Ayrault, Premier ministre (2012-2014) ; Myriam Cottias, historienne ; Abd Al Malik, auteur, compositeur et réalisateur ; Rokhaya Diallo, journaliste, autrice de podcasts et réalisatrice ; Kevi Donat, auteur et guide de parcours mémoriaux ; Seumboy Vrainom, youtubeur ; Alexandre Chevallier, éditeur.

La Marche du Monde (RFI) - Au Musée de Nantes, l’histoire de l’esclavage et de la traite se raconte avec les Africains

Image
La marche du monde - RFI
©
Information organisateur
Radio France Internationale - RFI

La Marche du Monde (RFI) - Au Musée de Nantes, l’histoire de l’esclavage et de la traite se raconte avec les Africains

07:00
-
08:00
Radio France Internationale - RFI

Le 16 Mai 2026 - La Marche du monde enregistrée en public au Musée d’Histoire de Nantes pour la 4ème édition d’Expressions décoloniales. Une invitation à revisiter l’histoire de l’esclavage et de la traite négrière en donnant de l’espace à de nouveaux récits historiques et artistiques pour interroger quatre siècles d’une histoire monde dont nous sommes toutes et tous les descendants.

C’est notre Histoire partagée et RFI est très fière de s’associer comme chaque année au Temps des mémoires, temps des commémorations de l’esclavage, de ses victimes et des combats pour son abolition. 

Le Musée d’Histoire de Nantes est devenu une référence internationale pour la qualité de ses différents parcours proposés sur l’histoire longue de la ville, notamment pour son parcours muséal sur l’histoire de l’esclavage et de la traite. Au fil des œuvres, les visiteurs découvrent comment la ville de Nantes est devenue le premier port français de traite des êtres humains avec plus de 42% des départs d’expéditions de traite entre 1707 et 1793. Un commerce des esclaves dans lequel se sont spécialisées des familles d’armateurs tout comme de nombreuses activités économiques de la ville et de la région.

Pour sa quatrième édition, la manifestation « Expression (s) décoloniale (s) » initiée par la directrice scientifique du Musée Krytel Gualdé invite trois personnalités, à la croisée de l’histoire, de l’art et de la mémoire: les artistes Rosana Paulino et Omar Victor Diop, et l'historienne Lylly Houngnihin.

L’historienne ouest-africaine Lylly Houngnihin, fondatrice et directrice de Totems Afrikaraïbes, interpelle les visiteurs par une dizaine de textes mêlant histoire, mémoire, poésie, culture et sensibilité, attachés à des objets choisis dans le parcours permanent. Dans une démarche historique, elle envisage les collections du musée de manière transversale : « Mon travail s’oriente vers une exploration des objets comme matrices de mémoire. Je souhaite mettre en lumière ce que j’appelle des « persistances atlantiques » : les formes symboliques, plastiques et rituelles qui ont circulé de l’Afrique vers d’autres territoires, souvent en dépit des violences extrêmes de la traite. Les objets deviennent alors des passeurs d’expérience : ils condensent des récits de perte, de déplacement, mais aussi de recréation esthétique, social, et culturelle. »

Depuis Sao Paulo, Rosana Paulino, artiste incontournable de la scène artistique brésilienne, investit, avec plus d’une dizaine d’œuvres majeures, le parcours d’exposition. Dessins, peintures, sculptures, vidéos, et installations en regard des documents historiques du musée sur plusieurs thématiques rendant hommage aux femmes afro-brésiliennes. Les femmes victimes de la traite atlantique et de l’esclavage colonial furent-elles des victimes comme les autres ? Quelles formes particulières de violence leur furent-elles infligées ? Quel rôle fondamental jouèrent-elles dans la transmission des savoirs hérités du continent africain ? Enfin, derrière le silence et le déni, de quelle force de résilience disposèrent-elles pour tenir ? Rosana Paulino, à travers les réponses que ses œuvres nous apportent, nous éclaire sur ces points en explorant ce qui subsiste et ce qui disparait.

Enfin, l’artiste sénégalais Omar Victor Diop présente deux séries de photographies emblématiques. La première, intitulée Diaspora, inspirée de portraits réalisés entre le 15ème et le 19ème siècle, met en valeur des personnes ayant traversé les lignes de l’histoire coloniale européenne à l’époque moderne. Ainsi, c’est l’agentivité de ceux qui, depuis l’Afrique, furent les victimes ou les acteurs de ce passé, qui est mise en avant, leur individualité faisant force. La seconde série, intitulée Liberty évoque des moments-clés, fondateurs et fondamentaux, de la protestation noire à l’échelle mondiale et dans 

une dimension historique, des luttes anticoloniales dans les Caraïbes, à celles menées sur le continent africain jusqu’aux mouvements antiségrégationnistes et aux manifestations contemporaines contre les violences racistes.

Un grand merci à toute l’équipe du musée d’Histoire de Nantes dont le formidable parcours d’exposition est à découvrir ici.

47.2161171, -1.5493127