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Le 2 avril, à l’institut national d’histoire de l’art (iNHA), en partenariat avec la FME dans le cadre du dispositif « 2001-2026, célébration des 25 ans de la Loi Taubira », la table-ronde Galerie « Colbert » ? L’embarras colonial en discussion proposait d’« exposer l’embarras » (Dibosa 2021) que suscite le nom de galerie « Colbert » (où est installé l’INHA dans le 2ème arrondissement) chez certains usagers des lieux. Que signifie placer la recherche et l’enseignement en histoire de l’art sous un tel patronage symbolique ?

Coralie de Souza Vernay intervenait pour la FME aux côtés de Lotte Arndt (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Vivian Braga dos Santos (université de Lille), Victor Claass (musée d’Orsay), Thaïs Dabadie (chercheuse en histoire de l’art et médiatrice culturelle), Alexandre Girard-Muscagorry (INHA), Anne Lafont (EHESS), Meredith Martin (NYU) et Laura Nsengiyumva (artiste).

Construit entre 1634 et 1637, l’hôtel Bautru avait été acquis en 1665 par Jean-Baptiste Colbert, incitant au XIXe siècle la société Adam et Cie à baptiser le passage marchand construit à son emplacement du nom du principal ministre de Louis XIV. Alors célébré comme réformateur des sciences et des arts, Colbert fut aussi l’architecte majeur du premier empire colonial français, fondé sur l’économie de plantation et la traite esclavagiste et coordonna la rédaction du Code noir que Louis XOV lui avait commandé. Sa présence dans l’espace public soulève ainsi des questionnements légitimes a fortiori lorsqu’elle surplombe une communauté diverse de chercheurs et chercheuses, étudiants et étudiantes en histoire de l’art.
 

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