Projection de courts-métrages d’étudiants de l’UBM explorant les traces coloniales de Bordeaux. Ces explorations invitent à repenser la ville pour une décolonisation des récits urbains.
Des créations audiovisuelles pour déconstruire la colonialité des espaces publics bordelais.
De septembre à décembre 2025, quatorze étudiantes et étudiants de l’université Bordeaux Montaigne ont exploré les traces laissées par l’histoire coloniale dans la ville de Bordeaux. Ces traces sont fragiles, fragmentaires mais aussi précieuses et inspirantes. Certaines sont froides comme la pierre d’un monument ou comme un registre oublié, d’autres chaudes comme une chanson entamée en chœur ou comme des cicatrices qui ne se referment pas. Elles peuvent être douces ou amères, comme un souvenir d’enfance. Lumineuses comme l’amitié, obscures comme les non-dits d’une mémoire pas si collective que ça. Toutes font appel à notre sensibilité intime et collective. Les cinq créations sonores et visuelles que nous vous proposons sont autant de portes d’entrée pour effleurer ces traces, partager nos interrogations et s’autoriser à imaginer – ensemble – ce que décoloniser veut dire.
— Chloé Buire
Programme de la soirée du 4 février 2026
18h – Sous un autre regard, film documentaire de Sandy Midan et Ethan Rebierre (19 min)
18h40 – Face à un silence ordinaire, film documentaire d’Alexine Cotton, Emma Marquet et Simon Charreau (35 min)
19h30 – Qu’en dit-on ?, film documentaire d’Aby Gning, Ehouann Prenez et Alexia Lelongt (17 min)
20h – Est-ce que la cour dort ?, création sonore de Keïnâ Gueï-Perrot, Lou Pineau, et Louis Marie-Magdeleine (extraits, 13 min)
20h40 – Strange Fruit, balade poétique d’Arthur Gerbier, Salomé Gauthier-Tahlaïti (11 min)
Chaque projection sera suivie d’un échange de 15 minutes avec les réalisatrices et réalisateurs