Publié le
par

Cette année encore, la Fondation pour la mémoire de l’esclavage et le musée du quai Branly – Jacques Chirac s’associent pour proposer une journée dédiée au septième art, dans le cadre du Temps des mémoires incluant les commémorations de l’esclavage et de son abolition.

Esclavage et cinéma vol 5

Le samedi 16 mai 2026, cette édition spéciale met à l’honneur des œuvres qui interrogent la mémoire et les héritages de l’esclavage dans nos sociétés contemporaines. Qu’elles soient réunionnaises, guyanaises, caribéennes ou américaines, ces productions mobilisent plusieurs imaginaires pour marquer le 25e anniversaire de la loi Taubira. Adoptée le 10 mai 2001, cette loi historique a fait de la France le premier État au monde à reconnaître l’esclavage colonial comme un crime contre l’humanité. À travers des images nouvelles et des récits puissants, ce cycle de projections invite à repenser l’histoire et ses résonances actuelles.

Programme

  • Hommage à Jean-François Boclé : Un temps dédié à l'artiste disparu, avec la présentation de son œuvre précurseure Tu me copieras (2004). Cette installation vidéo redonne corps aux anonymes dont l’humanité fut niée par le Code noir, interrogeant l’écriture de l’Histoire et le poids de la transmission.
  • Door of No Return (Sylvia Solf et Suzanne Smith) : Un voyage visuel et spirituel suivant l'artiste Gregory Maqoma sur l’île de Gorée au Sénégal. Une performance où le corps devient un outil de mémoire et de guérison face aux tragédies passées.
  • Bonnarien (Adiel Goliot) : L'histoire de Mauricette, dockeuse en Guyane, qui se bat pour changer son patronyme hérité de l'esclavage. Une réflexion poignante sur l'identité et le poids des noms imposés en 1848. En présence du réalisateur.
  • Tan Lontan (Guillaume Noura) : Une plongée surnaturelle à La Réunion où l'eau devient le vecteur de mémoires étouffées, entre aptitudes mystérieuses et réalités sociales. En présence du réalisateur.
  • Little Sénégal (Rachid Bouchareb) : De Gorée à Harlem, ce long-métrage explore les liens complexes et parfois douloureux entre l’Afrique et la diaspora africaine-américaine, à la recherche de racines communes. En présence du réalisateur (sous réserve).

Voir le programme