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Un nouveau dossier pédagogique sur le documentaire Les routes de l'esclavage épisode 4 : « 1789-1888 : Les nouvelles frontières de l'esclavage »

La Fondation pour la mémoire de l'esclavage en partenariat avec la Ligue de l'enseignement propose un nouveau dossier pédagogique pour accompagner l'épisode 4 du documentaire Les routes de l'esclavage par Daniel Cattier, Juan Gélas et Fanny Glissant.

Ce dossier pédagogique réalisée par Rim Rejichi de la FME en partenariat avec la Ligue de l'enseignement permet aux enseignants de lycée d'aborder l'histoire de l'esclavage à partir de cette source audiovisuelle riche.

Ce documentaire est le dernier épisode d’une série de quatre films racontant la constitution des « routes de l’esclavage » en Afrique et entre l’Afrique et le reste du monde sur quinze siècles (476-1888).

En 1789, l’esclavage est pratiqué intensément dans les colonies européennes d’Amérique et de l’océan Indien ; mais à Londres, à Paris comme à Washington, les idées abolitionnistes progressent et trouvent un écho de plus en plus large dans l’opinion publique et les milieux politiques. La grande révolte des esclaves de Saint-Domingue marque un tournant décisif et contribue à accélérer les prises de position contre la traite et l’esclavage.

En 1807, la Grande-Bretagne abolit officiellement la traite transatlantique. Cependant, cette avancée juridique se heurte rapidement aux réalités économiques. L’Europe, engagée dans la révolution industrielle, demeure fortement dépendante de la main-d’œuvre servile pour alimenter ses manufactures en matières premières telles que le coton. Incapable de renoncer à ces ressources, elle tolère, voire encourage indirectement, de nouvelles formes d’exploitation humaine, notamment au Brésil et aux États-Unis. Parallèlement, le continent africain devient le théâtre d’une nouvelle entreprise coloniale européenne.

Ainsi, alors même que la traite est officiellement interdite, la déportation de captifs africains connaît une recrudescence sans précédent : en l’espace de cinquante ans, près de 2,5 millions d’esclaves sont encore arrachés à l’Afrique et déportés.