Le visuel, imaginé à l’occasion de cet anniversaire, se propose de représenter de manière sensible l’idée de réparation des identités et des mémoires par le biais du montage photographique et l’usage d’un élément graphique faisant référence à la philosophie et aux pratiques africaines de réparation des objets. Il fait écho à la valeur réparatrice symbolique de la loi Taubira, premier jalon d’un processus plus large, et à la réalité d’identités « blessées » mais déjà recomposées par des pratiques de résistances matérielles et culturelles trouvant leurs origines dès la période de l’esclavage.
Trois images, – choisies pour leurs rapports à ces sujets et pour leur diversité graphique –, sont superposées : la photographie d’une femme guadeloupéenne issue du fond iconographique des Archives Nationales d’Outre-mer ; une carte imaginaire rassemblant les contours des territoires liés à la traite atlantique française ; une photographie du Cilaos, lieu emblématique du marronnage à La Réunion.
La superposition d’images est ensuite redécoupée et recomposée par les lignes « suturées » qui apparaissent le long des découpes, matérialisant l’idée de réparation dans ses multiples dimensions.
À travers la forme évocatrice des deux maillons, le logo fait discrètement référence à l’hémicycle de l’Assemblée nationale, tout en reprenant graphiquement le motif des agrafes issu des lignes suturées.