Image
Jean-Claude Flammand Barny
©

Cinéaste de la triple appartenance, entre Argenteuil, les Antilles et l'Afrique, Jean-Claude Barny s’est forgé l’image d’un homme libre, utilisant la caméra pour raconter sans concession la place des Antillais dans le roman national.

Jean-Claude Barny fait ses armes dans les années 1990 aux côtés de Mathieu Kassovitz, notamment comme directeur de casting sur le film culte La Haine. Dès ses débuts, il collabore avec Jacques Audiard (Un héros très discret) et Vincent Cassel, avant de passer derrière la caméra pour porter sa propre voix. Son cinéma devient alors le miroir de son identité caraïbéenne, à mi-chemin entre l'exigence du cinéma d'auteur européen et l'efficacité du divertissement américain.

En 2005, il marque les esprits avec son premier long-métrage, Nèg Maron, suivi de la fresque historique Tropiques amers. En 2016, il adapte l'autobiographie de Loïc Lery dans Le Gang des Antillais (Prix du meilleur film Polar à Cognac). À travers ses œuvres, Barny mène un combat de "coureur de fond" pour briser les stéréotypes et offrir une représentation juste et puissante desAfro-Caribéens, loin des caricatures.

Installé entre la Guadeloupe et Abidjan, où il transmet aujourd'hui son expérience, il signe en 2025 son œuvre la plus attendue : FANON, un biopic consacré au psychiatre et révolutionnaire Frantz Fanon. Il prépare actuellement son prochain projet, La Légende de Battling Siki.