France
Coordonnées du lieu
Dates clés
Date initiale
23 mars 2024
Institution gérante
France

En bref

Alisson Saar : 

L'œuvre est composée de 7 éléments en bronze, fabriqués en France. Ils sont disposés sur une surface circulaire d'un diamètre d'environ 5m40 au centre de laquelle sont incrustés les anneaux olympiques réalisés en pierre. Sur la surface se trouvent différentes sculptures dont une figure humaine à taille réelle, assise sur une pierre.

Dans sa main gauche, elle tient la flamme olympique et dans la main droite des branches d'olivier (symbole de paix et de victoire). Répartis sur la surface circulaire, on trouve également une chaise d'enfant, un tabouret, un siège curule (symbole de la Rome antique), une chaise, un tabouret chinois et un tabouret africain.

Créateur de l'œuvre Alison Saar

Historique

Cette œuvre célèbre les valeurs de l'olympisme que sont l'universalité et l'inclusion, notamment à travers la diversité des sept éléments de bronze qui représentent autant de cultures et d'individus. Le tout a été réalisé par Alison Saar, une artiste connue pour ses installations qui explorent des thématiques comme le genre, la race, l'humanité et l'héritage.

Le choix d'une artiste américaine n'a rien d'anodin : il s'inscrit dans une histoire initiée en 2020 avec l'invitation de l'artiste français Xavier Veilhan à concevoir une œuvre pérenne pour les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo 2020. L'objectif est de tisser des liens entre les villes hôtes : celles-ci se passent symboliquement le flambeau culturel de l'héritage des Jeux olympiques et paralympiques via les réalisations d'artistes plasticiens.

Dévoilée en présence de Tony Estanguet, le président du Comité d'organisation des Jeux et de l'artiste Alison Saar, cette sculpture est l'un des héritages des Jeux de Paris 2024 puisqu'elle permet à l'espace public de s'orner d'une nouvelle œuvre que tous les Parisiens et Parisiennes pourront librement contempler dans le jardin Charles Aznavour, tout fraîchement inauguré en bas des Champs-Élysées.

Mémoire

Une femme noire tenant un rameau d'olivier et une flamme dorée, assise au milieu de six sièges symbolisant tous les continents : la sculpture conçue par l'artiste américaine Alison Saar pour les JO de Paris et les Paralympiques est une œuvre d'art "multiculturelle", selon les mots de l'artiste californienne. Elle a été inaugurée dimanche 23 juin dans le jardin Charles-Aznavour, au pied des Champs-Elysées, à Paris, à 33 jours de la cérémonie d'ouverture de la grand-messe du sport.

L'occasion pour le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, de se féliciter des "préparatifs", qui "se déroulent très, très bien" selon lui. "L'enthousiasme monte quand on se promène à Paris", a assuré le patron du mouvement olympique lors d'une conférence de presse. "Les sites olympiques se profilent, vous voyez les drapeaux, vous voyez les gens au Trocadéro se réjouir des anneaux olympiques sur la tour Eiffel", a-t-il ajouté.

Depuis 40 ans, son œuvre s'intéresse à l'identité féminine noire. "Je suis moi-même métisse donc la majorité de mon travail se concentre sur mon ascendance africaine", a expliqué dimanche celle qui voulait "rompre avec l'image de l'homme blanc standard que l'on retrouve dans la plupart des monuments et des sculptures". Ses sculptures et installations, réalisées à partir de matériaux récupérés et naturels, intègrent des éléments de diverses traditions culturelles africaines, afro-américaines et caribéennes.

Parmi ses œuvres les plus célèbres figurent une sculpture d'Harriet Tubman, ancienne esclave et militante anti-esclavage, premier monument (2008) en hommage à une femme noire à New York. Aux Etats-Unis, ses œuvres ont été exposées au Metropolitan Museum of Art et au Whitney Museum à New York et au Lacma à Los Angeles.