LA FME aux rendez-vous de l'histoire 2026

Du 8 au 11 octobre 2026, la FME participe aux Rendez-vous de l'Histoire de Blois 2026 qui a pour thème : « Les marchands ».

La Fondation propose plusieurs activités à destination des enseignants et du grand public (ateliers pédagogiques, conférence, communications de jeunes chercheurs, table-ronde…) au cours desquelles l’histoire de l’esclavage sera abordée par des approches et des thématiques variées.


 ©DR

Jeudi 8 octobre 2026

Le lab de l'enseignant

INSPÉ > 09:00 à 10:30

Concours scolaire La flamme de l'égalité Des femmes de pouvoir dans l'économie coloniale : les signares du Sénégal

Dans le cadre du thème 2026-2027 du concours La Flamme de l’égalité, « Femmes en esclavage », l’historien Guillaume Vial proposera une réflexion sur les signares du Sénégal. À travers l’histoire du genre, de l’économie et des pouvoirs, il analysera leur rôle dans les réseaux commerciaux et esclavagistes entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe (1750-1850). Cette intervention mettra en lumière leur fonction d’intermédiaires et leur influence économique à Saint-Louis et Gorée. Une présentation du concours et des ressources pédagogiques avec la présidente du jury et les opérateurs encadrera cette intervention.

  • Rim REJICHI, Responsable Jeunesse, Éducation et Formations FME
  • Corentin SIMONOT, Chargé de mission, Ligue de l'Enseignement
  • Anne-Valérie SOLIGNAT, Inspectrice générale de l'Éducation, du Sport et de la Recherche, Présidente du concours scolaire de la Flamme de l'égalité
  • Guillaume VIAL, Professeur d'Histoire-Géographie
  • Modération : Barbara PIERRAT-KLOSTER, Formatrice et pilote de la thématique Luttre contre les discriminations (CANOPÉ)

    En savoir plus : Des femmes de pouvoir dans l'économie coloniale : les signares du Sénégal

Jeudi 8 octobre 2026

Le lab de l'enseignant

INSPÉ > 12:30 à 14:00

Les réseaux marchands de la traite : approche comparée

Cette table ronde déplace le regard sur les traites esclavagistes, elle interroge les opérateurs économiques : les marchands qui ont façonné des systèmes. Il s’agit d’étudier leur profil, leurs pratiques et leurs stratégies commerciales et de comprendre les logiques financières et organisationnelles des différents systèmes esclavagistes selon l’espace. La dimension comparative permet d’identifier les convergences et les spécificités des systèmes marchands et de replacer les marchands dans le cadre de l’économie mondiale.

  • Marie-Pierre BALLARIN, Directrice de recherche, Laboratoire URMIS
  • Sihem BELLA, Agrégée d'Histoire, membre APHG
  • Bernard MICHON, Maître de conférences en Histoire moderne, Nantes Université, laboratoire CRHIA, Membre du Conseil scientifique FME
  • Cheikh SÈNE, Docteur en Histoire, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Modération : Rim REJICHI, Responsable Jeunesse, Éducation et Formations FME
     

    En savoir plus : Les réseaux marchands de la traite : approche comparée

©Musée d'histoire de Nantes

Vendredi 9 octobre 2026

Le lab du jeune chercheur

Site Chocolaterie de l'IUT, Amphi 1 > 11:15 à 12:45

D'épice, d'or et de sang : produits et espaces de la traite coloniale esclavagiste (XVIIe-XIXe siècles)

Reconnue par la France comme crime contre l’humanité en 2001, la traite coloniale esclavagiste est trop souvent résumée au « commerce triangulaire », qui masque sa réalité de fait social total demandant à être appréhendée à travers les prismes culturels, anthropologiques, historiques, socio-économiques.
Cette table ronde approchera la traite esclavagiste dans le cadre plus large du commerce colonial, des réseaux de marchands régionaux et mondiaux, de la construction d’espaces exploités aux profits des métropoles, des circuits de produits utilisés en monnaies d'échange contre la vie de millions de personnes.
La réflexion portera sur l'ensemble des espaces concernés (ports français atlantiques, façade africaine occidentale, Mascareignes et océan Indien, archipel antillais), envisagés avec leur singularité mais également avec leur inscription à marche forcée dans cette première mondialisation.

Vendredi 9 octobre 2026

Les cartes blanches

INSA, Bâtiment principal - Petit amphi > 16:30 à 17:30

Un technocrate de l'esclavage :
nouveau regard sur Michel Bégon

Le blésois Michel Bégon, grand commis du Roi Louis XIV et très proche de Colbert, intendant de la Marine, omniprésent dans les cités de Blois et Rochefort, protecteur du célèbre botaniste Charles Plumier qui lui rendit bien en dénommant bégonia une herbacée ramenée des tropiques, a été pendant trois ans (1682-1685) Intendant des iles françaises d'Amérique, "les îles à sucre". Là-bas - Martinique, Guadeloupe, Hispanolia (St Domingue-Haïti) - en mission de confiance pour le Roi, qui sait qu'il y rédigea le mémoire qui deviendra le Code Noir ? Cette table ronde vous l'apprendra.

Conférence proposée par l'Association Bégon & Grégoire Héritages blésois et la Fondation pour la Mémoire de l'Esclavage, avec le soutien de Mag'Centre.

©Hank Willis Thomas

Samedi 10 octobre 2026

Les cartes blanches

Université Site Jaurès, Amphi 2 > 11:30 à 13:00

Corps-marchandises : acteurs des traites d'êtres humains
et d'esclavages dans le monde

ll y a 25 ans la loi Taubira reconnaissait "la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes" comme des crimes contre l'humanité (article 1 de la loi du 21 mai 2001). Dans son article 2, la loi invitait à intensifier les programmes de recherche sur le sujet. Dans la suite du Livre-blanc de la Recherche française sur les esclavages commandé à la Fondation pour la mémoire de l'esclavage par le Ministère de l'Enseignement Supérieur de la Recherche, il s'agira d'aborder les acteurs de la traite esclavagiste, qui transforme des êtres-humains en corps-marchandises, dans différents contextes géographiques et chronologiques.

Quelle place est donnée à chacun de ces types d'acteurs dans les différentes historiographies en fonction des géographies ? Quelles différences, mais aussi quels liens, peuvent être établis entre ces différents lieux et moments de l'esclavage ? Que reste-t-il dans les sociétés, aujourd’hui, concernées de la constitution de ces acteurs sociaux ?

  • Marie-Pierre BALLARIN, Directrice de recherche URMIS
  • Claude CHEVALEYRE, Chargé de recherche, CNRS, Institut d'Asie orientale de Lyon
  • Antonio DE ALMEIDA MENDES, Maître de conférences en Histoire moderne, Université de Nantes, Membre du Conseil scientifique FME
  • M'hamed OUALDI, Professeur au département d'Histoire, Institut Européen de Florence, Membre du Conseil scientifique FME
  • Modération : Raphaël JANEAULT, Coordinateur de la Recherche FME

    En savoir plus : Corps-marchandises : acteurs des traites d'êtres humains et d'esclavages dans le monde

Samedi 10 octobre 2026

Le lab du jeune chercheur

Site Chocolaterie de l'IUT, Salle 214 > 17:30 à 18:15

Penser l’historicité de l’esclavage en Afrique :
écritures et pratiques de soi au Fouta-Djallon (Guinée)

Située sur les hauts plateaux du centre de la Guinée, la région du Fouta-Djallon a été gouvernée à l’époque moderne par un imamat peul, économiquement fondé sur l’exploitation d’esclaves. La colonisation française n’a produit qu’une abolition formelle de l’esclavage, dont « l’ombre portée » continue de structurer des hiérarchies « par ascendance » entre descendants d’esclaves et descendants de l’aristocratie. Comment ces distinctions sont-elles légitimées et performées au quotidien ? Comment le passé esclavagiste se manifeste-t-il dans les interactions religieuses et politiques à l’échelle locale ?

En se fondant sur une enquête ethnographique de près de six mois, la communication réfléchit à la manière dont les sociétés post-esclavagistes se rapportent à leur passé. Plutôt qu’un régime d’historicité unifié, l’enquête suggère d’étudier « à taille humaine » les représentations ordinaires du passé esclavagiste. Ces dernières mettent en évidence des « styles » antagoniques, qui légitiment ou au contraire discréditent la reconduction d’une domination par ascendance.

  • Gabriel ANDRÉ, Chercheur associé (Sciences-Po, laboratoire CERI), lauréat du Prix de thèse FME 2026

En savoir plus : Penser l’historicité de l’esclavage en Afrique : écritures et pratiques de soi au Fouta-Djallon (Guinée)


Tout au long du festival

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La FME au salon du livre

Hall de l'INSA

Venez rencontrer la Fondation au stand 179 (allée E).

La Fondation pour la mémoire de l’esclavage est une fondation reconnue d’utilité publique, privée et autonome, créée en novembre 2019 qui agit pour l’intérêt général et la cohésion nationale. Son action est soutenue par l’Etat et des partenaires privés qui partagent son projet. Elle agit en collaboration avec la société civile, les territoires, le monde de la recherche, de la culture, des médias et de l’éducation pour transmettre l’histoire de l’esclavage mais aussi parler de ses héritages, par la culture, et pour la citoyenneté.

La FME est présidée par Jean-Marc Ayrault, ancien Premier ministre. 



Informations pratiques

Festival du 7 au 11 octobre 2026, entrée libre

Les Rendez-vous de l’histoire
4 ter rue Robert Houdin - 41000 BLOIS
Tel 02 54 56 09 50 - Fax 02 54 90 09 50