Présentation Thierry Belmont et Serge Massau 

Production France Télévisions 

26 minutes 

Une émission réalisée avec la collaboration de RFI et diffusée le 10 mai prochain sur le portail Outre-mer la 1ère26 minutes d’échanges et de discussions avec :

  • Frédéric Régent, maître de conférences en Histoire à l’Université de Paris 1 et ancien président du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage.
  • Krystel Gualdé, directrice scientifique au musée d’histoire de Nantes et auteure de « Nantes et la traite négrière ».
  • Jean-François Manicom, conservateur au Musée international de l’esclavage de Liverpool et spécialiste de la traite transatlantique.

Le 10 mai 2001, le Parlement français adoptait la loi dite Taubira, qui reconnait la traite négrière comme crime contre l’Humanité et favorise son enseignement.

Depuis, le passé esclavagiste entre peu à peu dans l’espace public. À Paris, le décret de rétablissement de l’esclavage doit être pour la première fois exposé lors d’une exposition consacrée à Napoléon Ier. La statue de Colbert devant l’Assemblée nationale est remise en question. Et d’anciens ports français qui ont fait fortune grâce au commerce triangulaire, entament progressivement un travail de mémoire.

La ville de Nantes a inauguré le Mémorial de l’abolition de l’esclavage en 2012. Pourtant, les mouvements contemporains pour l’égalité et contre les discriminations, qui se revendiquent souvent en héritiers des victimes de l’esclavage, provoquent aussi des crispations dans la société, jusqu’au sommet de l’Etat. Une question qui reste d’une actualité brûlante, puisqu’en juin de l’année dernière, le Parlement européen était la première institution internationale à reconnaitre la traite de l’esclavage comme un crime contre l’Humanité, suite au vote d’une résolution portée par l’eurodéputé de La Réunion, Younous Omarjee.

Vingt ans après la loi Taubira, comment l’histoire de l’esclavage est–elle enseignée et présentée au grand public ? Un musée à Paris, un mur des Noms, déboulonner des statues : quelle réponse mémorielle apporter ? Comment la France et l’Angleterre, deux anciennes puissances coloniales, prennent-elles en compte cette histoire et ses enjeux mémoriels contemporains ?

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