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C’est une figure méconnue de la lutte pour l’abolition de l’esclavage. Relégué au second plan par l’action et la mémoire de Victor Schoelcher, Cyrille Bissette fut pourtant un promoteur très actif de l’émancipation
© FME
Genre
Naissance
1795
Décès
1858
Activité
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C’est une figure méconnue de la lutte pour l’abolition de l’esclavage. Relégué au second plan par l’action et la mémoire de Victor Schoelcher, Cyrille Bissette fut pourtant un promoteur très actif de l’émancipation. Né le 9 juillet 1795 en Martinique, dans une famille de couleur apparentée aux Tascher de la Pagerie, Cyrille Bissette a d'abord été un soutien de la société esclavagiste, participant même à la répression des esclaves marrons au Carbet en 1822.

Il n’a pas 30 ans lorsque sa vie bascule : en 1823 la police découvre chez lui les exemplaires d’un ouvrage dénonçant réclamant l’égalité des droits pour les « gens de couleur libres » - sont ainsi appelées les personnes noires ou métisses affranchies ou nées libres dans les colonies françaises. Condamné à la marque au fer rouge et aux galères perpétuelles, il est finalement exilé à Paris.

Là, son combat s’amplifie : il crée la "Société des Gens de couleur" en 1834 et prend clairement le parti de l’abolition immédiate de l’esclavage dans la Revue des colonies.

Dans les années 1840, Bissette s’oppose aussi frontalement à Victor Schoelcher, dont il dénonce le mépris pour les « mulâtres ».

Une fois l’abolition décrétée le 27 avril 1848, il est élu député de la Martinique, mais avec un co-listier issu du monde des anciens maîtres béké, ce qui lui vaut des accusations de trahison.

Il prône alors “le mutuel oubli du passé” et la réconciliation, mais se retire de la vie politique en 1852 et meurt dans l’oubli.

Cyrille Bissette, au même titre que Victor Schoelcher, fait bel et bien partie de notre histoire.

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