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Audrey Célestine

Le 30 janvier 2024, sur proposition de son président Jean-Marc AYRAULT, le conseil d’administration de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage a désigné Audrey CELESTINE en qualité de présidente du Conseil scientifique de la FME. Chercheuse en sciences politiques et actuellement Associate Professor à l'Université de New-York au département d'Histoire et à l'Institute for French Studies, Audrey CELESTINE est membre du Conseil scientifique de la fondation depuis sa création en 2020, après avoir fait partie du comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage entre 2013 et 2016.

Elle succède à Romuald FONKOUA qui en a été le premier président. Avec Jean-Marc AYRAULT, les membres du conseil d’administration ont unanimement salué son travail remarquable qu’il a produit pour constituer et animer cette instance essentielle au fonctionnement de la Fondation. Le nombre de ses réunions et groupes de travail, la richesse de leurs travaux, l’importance des projets menés à bien ou soutenus sont autant de témoignages de l’efficacité de son action. Il continuera à faire bénéficier la FME de ces qualités, notamment dans la préparation en cours du Livre Blanc de la recherche sur l’esclavage, qui est l’un de ses héritages à la tête du conseil scientifique.

Alors que la Fondation entre dans sa deuxième période pluriannuelle 2023-2026, la nomination d’Audrey CELESTINE à la tête de son conseil scientifique est à la fois la marque d’un mouvement de renouvellement naturel pour ce type d’instance, et le signe de la continuité des principes sur lesquels elle repose depuis sa création : rigueur, pluridisciplinarité, transmission, ouverture.

Par ses domaines de recherche comme par ses publications, Audrey CELESTINE reflète en effet le caractère élargi de la recherche sur l’esclavage et ses héritages, sa dimension internationale et sa résonnance avec les enjeux contemporains. Politiste, elle conduit des travaux qui s’ancrent dans l’interdisciplinarité en mobilisant à la fois l’histoire, la science politique et la sociologie, qui montrent comment la mémoire de l’esclavage nourrit les mobilisations actuelles dans l’espace français et aux Etats-Unis, et qu’elle travaille également à partager avec le grand public, par ses livres et ses interventions.

Alors que la question de la mémoire de l’esclavage est plus que jamais à l’ordre du jour dans le débat mondial et national, cette nomination rappelle le rôle irremplaçable des sciences humaines et sociales pour éclairer avec rigueur et précision ces enjeux, qui portent sur des questions aussi essentielles que les relations entre l’Europe et le reste du monde, la place de la mémoire de l’esclavage et de la colonisation dans la mémoire nationale, les racines du racisme et des discriminations dans nos sociétés, mais aussi la valorisation de la richesse des sociétés post-esclavagistes, et la modernité des combats pour la liberté et l’égalité qui ont abattu l’esclavage dans l’ancien espace colonial français.

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Le Conseil scientifique de la Fondation